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Santé – Sciences

Plus de 200 astronomes amateurs réunis à Tauxigny (Indre-et-Loire) pour les Nuits Astronomiques

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Par , France Bleu Touraine

C'est une petite tradition chez les amateurs d'astronomie : chaque année pour le week-end de l’ascension, ils sont plus de 200 à se retrouver à Tauxigny, sur le terrain de l'observatoire. Au programme, quatre jours les yeux tournés vers le ciel, mais aussi des conférences et des rencontres.

Télescopes installés et coupole de l'observatoire ouverte : les choses sérieuses peuvent commencer.
Télescopes installés et coupole de l'observatoire ouverte : les choses sérieuses peuvent commencer. © Radio France - Cyrille Ardaud

Tauxigny, France

C'est chaque année le même rituel, à cette période de l'année. Sur le terrain de l'observatoire de Tauxigny (Indre-et-Loire), quelques deux cents astronomes amateurs se réunissent durant les quatre jours du week-end de l'ascension. Ces Nuits Astronomiques sont organisées depuis sept ans par la Société Astronomique de Touraine.

Pourtant, malgré son nom, les astronomes ne sont pas occupés que la nuit ! La journée, des conférences, présentations et ventes de matériel sont organisées. Même s'il faut bien l'avouer, les astronomes ne sont pas généralement des lèves-tôt s'amuse le président de l'association Jean-Louis Dumont : "Quand il a fait beau durant la nuit et que l'on était dehors jusqu'à 4 heures du matin, c'est sûr que l'on ne voit pas grand monde dehors jusqu'à dix ou onze heures du matin !"

En pleine journée, on observe le soleil

Mais dès qu'ils sont debout, certains ont les yeux tournés vers le ciel. Dans le champ, Yvan Lepelley scrute le soleil, avec du matériel adapté pour ne pas se brûler la rétine : "On voit des protubérances. Ce sont des très grandes flammes qui s'éjectent du disque solaire. Vues d'ici elles semblent minuscules mais en réalité elles font des dizaines de milliers de kilomètres."

Le petit rond rouge visible dans l'oculaire du télescope est le soleil ! - Radio France
Le petit rond rouge visible dans l'oculaire du télescope est le soleil ! © Radio France - Cyrille Ardaud

Encore plus surprenant, Charles Galineau n'a pas besoin de télescope. Il est devant son ordinateur, auquel est connecté une grande antenne. Il pratique la radioastronomie : "On peut entendre les entrées de météores. Il faut une oreille aguerrie, on entend un petit sifflement."

Il m'a fallu entre un et deux ans pour fabriquer mon télescope !"

Durant la journée, les passionnés discutent également de technique, de matériel. Et le télescope d'Alain Martin soulève toujours beaucoup de questions, il l'a construit lui-même : "Il y a quelques temps j'ai acquis un miroir avec une focale de 2,5 mètres. Du coup je me suis lancé un challenge ! Il m'a fallu entre un et deux ans pour le fabriquer !"

Pas besoin de télescope pour Charles qui pratique la radioastronomie. Un ordinateur et une antenne suffisent ! - Radio France
Pas besoin de télescope pour Charles qui pratique la radioastronomie. Un ordinateur et une antenne suffisent ! © Radio France - Cyrille Ardaud

Au centre du terrain trônent deux immenses coupoles qui abritent deux télescopes. Des bâtiments qui devraient bientôt être rénovés comme le détaille Jean-Louis Dumont : "Les coupoles ont 20 ans, elles n'ont pas de motorisation alors que c'est nécessaire, et elles sont difficiles à manipuler. La deuxième chose, c'est l'extension. Quand on reçoit des classes ça devient compliqué. On va avoir une deuxième salle." Coût de l'opération, environ 300 000€, pris en charge par la Communauté de Communes de Loches, propriétaire du bâtiment.

"Quand on reçoit des classes ça devient compliqué" - Jean Louis Dumont, le président de la Société Astronomique de Touraine

Si ces Nuits Astronomiques ne sont pas ouvertes au grand public, deux événements sont prochainement organisés pour mettre des étoiles dans les yeux au plus grand nombre. Le 12 juillet 2019, les 50 ans du premier homme sur la lune seront célébrés, puis les 2 et 3 août ce sera la nuit des étoiles.

Réécoutez le reportage de France Bleu Touraine