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Santé – Sciences

Plus de 300 manifestants pour le maintien des urgences de nuit à Saint-Calais

mardi 6 novembre 2018 à 17:49 Par Alexandre Chassignon, France Bleu Maine

Plus de 300 personnes se sont réunies ce mardi après-midi devant la préfecture de la Sarthe pour refuser de nouvelles fermetures de services à l'hôpital de Saint-Calais. Les urgences de nuit sont menacées depuis plusieurs mois.

Le préfet a reçu une délégation d'élus et de représentants du personnel de l'hôpital.
Le préfet a reçu une délégation d'élus et de représentants du personnel de l'hôpital. © Radio France - Alexandre Chassignon

Sarthe, France

Ils sont venus jusqu'au Mans pour montrer qu'ils veulent pouvoir être soignés à St-Calais. Plus de 300 manifestants ont participé à un rassemblement pour l'avenir de l'hôpital de Saint-Calais, ce mardi après-midi devant la préfecture. Le préfet de la Sarthe a ensuite reçu une délégation d'élus et de représentants du personnel.

Plusieurs services de l'hôpital sont menacées de fermeture, dont les urgences de nuit. Des craintes pèsent aussi sur l'avenir du laboratoire et de la médecine polyvalente, dont la capacité a dû être réduite cet été, faute de médecins en nombre suffisant.

Pénurie de médecins et finances dans le rouge

"On espère conserver une ouverture toute la nuit, pourquoi pas avec un médecin d’astreinte au lieu d'un médecin de garde, mais il faut rester ouverts la nuit" martèle le maire Léonard Gaschet, également président du conseil de surveillance de l'établissement.

Pour lui le principal problème tient à la difficulté à recruter des médecins. Faute de titulaires l'hôpital doit faire appel à des intérimaires. Cette solution d'urgence et ponctuelle coûte aussi beaucoup plus cher, et cela se ressent dans les comptes : "on termine 2018 en difficulté, déplore Léonard Gashet, on va commencer 2019 avec un déficit, ce qui nous handicape énormément".

Saint-Calais a perdu sa maternité en 1989, sa chirurgie en 1998 et son ambulatoire en 2010. "On se bat aujourd'hui pour défendre le minimum de ce qui constitue un hôpital" s'alarme Gérard Baudry, président de l'association de défense de l'hôpital de Saint-Calais.

L'inquiétude pour l'avenir de l'hôpital est largement partagé : les commerçants ont financé la location de deux des quatre cars qui ont transporté les manifestants.