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Santé – Sciences

Polémique autour du numerus clausus en médecine en région Centre Val de Loire

Le président de la région Centre Val de Loire François Bonneau, et les parlementaires LREM interpellent le Premier Ministre. A la faculté de médecine de Tours le numerus clausus n'augmentera pas à la rentrée 2019 contrairement à d'autres régions. Un comble dans une région qui manque de médecins

La faculté de médecine de Tours (photo google street view)
La faculté de médecine de Tours (photo google street view) - Capture écran google street view

Orléans, France

Dans un communiqué, François Bonneau le président socialiste de la région Centre Val de Loire, demande au Premier Ministre Edouard Philippe de "rééxaminer la décision du gouvernement d'exclure sa région de toute augmentation du numerus clausus à la rentrée 2019". Il est rejoint dans cette démarche par les élus du Ceser, mais aussi par les parlementaires LREM de toute la région. Car pour tous, il n'est pas pensable que dans la région la plus touchée en France par la désertification médicale, le nombre d'étudiants en médecine admis en deuxième année à la rentrée prochaine (c'est ça le numerus clausus), n'augmente pas quand il augmente ailleurs. 

Si on compare à d'autres régions, nous avons le numerus clausus le plus bas rapporté au nombre d'habitants

"Nous avons fait des efforts considérables face à ce problème du manque de médecins" s'agace François Bonneau, "nous avons aussi beaucoup investi à la faculté de médecine de Tours, pour refaire tous les amphithéâtres. On ne peut pas accepter que l'Etat ne fasse pas un effort lui aussi pour augmenter le nombre de futurs médecins dans notre région". Même discours chez Stéphanie Rist, la députée LREM du Loiret, membre de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale : "si on compare avec d'autres régions, nous avons le numerus clausus rapporté au nombre d'habitants est le plus bas de France, on a par exemple deux fois moins d'étudiants formés en médecine qu'en Pays de Loire, par rapport à la population. Et il n'a pas augmenté depuis 2015 !"

Hausse de 13,5% du numerus clausus ailleurs en France ?

Seulement la polémique qui semble rassembler tous les élus de la région contre le gouvernement, mais aussi contre le doyen de la faculté de médecine de Tours -qui selon eux serait à l'origine de ce choix de l'Etat de ne pas accueillir plus d'étudiants l'an prochain- s'avère un peu plus complexe qu'il n'y paraît à entendre Patrice Diot, le doyen. "Je n'ai pas été consulté sur le numerus clausus, pas plus que l'Agence Régionale de Santé. Car il s'agit d'ajustements décidés par le gouvernement pour préparer la réforme des études de santé en 2020, et ils concernant surtout la région parisienne, la faculté de Tours n'était pas concernée de toute façon"

Un nombre de places limité qui doit disparaître en 2020

Car ce numerus clausus, il est censé disparaître en 2020, au profit d'un système moins sélectif, qui s'étalera sur les premières années d'études de santé. Et si effectivement le nombre d'étudiants admis en deuxième année augmente de 13,5% en France à la rentrée 2019, avec plus de 9300 places, la faculté de Tours n'est pas la seule à ne pas en bénéficier, celles de Rennes, Nantes, Caen, Lille, ou encore Rouen et Poitiers sont dans la même situation

Le combat c'est d'augmenter le nombre de postes d'internes sinon ils ne reviendront pas s'installer dans la région

Mais pour Patrice Diot, de toute façon, la question du numerus clausus n'est pas la priorité. "Le combat qu'il faut mener, c'est celui du nombre de postes d'internes dans les hopitaux de la région Centre Val de Loire" dit le doyen de la faculté de médecine de Tours. "Actuellement _pour 255 étudiants, nous n'avons que 234 postes d'internat disponibles_" (ce sont les postes rémunérés sur lesquels les étudiants en médecine poursuivent leur formation à partir du 3ème cycle). "Donc mécaniquement ils partent ailleurs, et ne reviennent pas s'installer dans la région. C'est donc là-dessus qu'il faut interpeller le gouvernement, c'est une situation qui n'est pas normale"