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Pollution : le respect des recommandations de l'OMS réduirait le coût sociétal de 53 milliards d'euros

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Par , France Bleu Bourgogne
Côte-d'Or, France

Lutter mieux contre la pollution aux particules fines réduirait le coût humain mais aussi le coût économique payé par la société. C'est ce que montre une étude rendue publique par l'AMSE, Aix Marseille School of Economics.

Message de prévention lors des périodes de pics de pollution de l'air (archives)
Message de prévention lors des périodes de pics de pollution de l'air (archives) © Maxppp - Grégory YETCHMENIZA

A combien peut-on évaluer les bénéfices sanitaires que l'on pourrait retirer d'une diminution de l'exposition de la population aux particules fines ? C'est le sujet sur lequel Olivier Chanel, directeur de recherche au CNRS, en poste à l'AMSE et auteur de cette étude, a planché.

Plusieurs scénarios examinés

Pour cela, il s'est intéressé à plusieurs scénarios. L'un d'eux était, d'examiner celui d'une France sans aucune pollution humaine. "Dans ce cas là, 48.000 décès prématurés seraient évités pour un bénéfice de 148 milliards d'euros." explique Olivier Chanel.

L'autre scénario plus réaliste, c'est celui de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Et dans ce cas-là, ce serait cette fois, "un peu plus de 17.700 décès prématurés qui seraient évités soit un bénéfice sanitaire de 53 milliards d'euros."

Un impact humain et sanitaire loin d'être négligeable

La pollution aux particules fines, représente chaque année 48.000 décès en France, dont 2000 en Bourgogne-Franche-Comté. ce qui est loin d'être négligeable, pour le professeur Philippe Camus, pneumologue au CHU de Dijon-Bourgogne. "C'est une pollution qu'on ne mesure pas toujours mais le grand public sera intéressé de savoir que l'asthme, les maladies du cœur sont sensibles à cette pollution, sans parler des cancers du poumon. On ne peut pas arrêter la machine génératrice de pollution mais avec ce rapport les mesures des villes les moins polluées vont servir de marqueurs pour établir des standards, vers lesquelles on va tendre dans les cinq à quinze prochaines années. Ce qui devrait être corrélé avec une baisse des maladies et de la mortalité."

Une étude qui va dans le bon sens

"Il y a une prise de conscience, poursuit Sandrine Monteiro la directrice déléguée d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté. Et de rappeler les progrès déjà réalisés depuis la mise en place du Programme de surveillance air et santé, depuis 20 ans.

"La Bourgogne est d'ailleurs plutôt bien placée par rapport à l'objectif recommandé par l'OMS en matière de particules fines. L'objectif est même atteint par exemple dans le Morvan, précise Sandrine Monteiro, "alors que la plupart des grandes villes de la région sont deux à trois microgrammes au-dessus de la valeur à atteindre mais c'est déjà un net progrès par rapport à d'autres régions", conclut-elle.

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