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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Pour cacher la misère de l'hôpital, il ne faudrait pas qu'on bloque l'économie de Marseille" dit Samia Ghali

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Par , France Bleu Provence

Si la situation sanitaire ne s'améliore pas à Marseille des mesures plus strictes pourraient être prises a annoncé le ministre de la santé hier comme la fermeture de bars. Sur France Bleu Provence, Samia Ghali, 2ème adjointe, estime que l'économie ne doit pas payer le prix d'autres failles.

Samia Ghali, 2ème adjointe de la ville de Marseille.
Samia Ghali, 2ème adjointe de la ville de Marseille. © Radio France - Camille Payan

L'épée de Damoclès plane à nouveau au-dessus de la tête de Marseille où le virus circule activement, beaucoup plus que dans les autres villes en France. Pour lutter contre la propagation du virus des mesures ont déjà été annoncées en début de semaine par le préfet mais le ministre de la santé Olivier Véran a nouveau évoqué la situation de la cité phocéenne lors de son point désormais hebdomadaire ce jeudi et ses mots sont clairs : si la situation sanitaire ne s'améliore pas, d'autres mesures seront prises. Il évoque notamment la fermeture des bars et l'interdiction des rassemblements publics. Des hypothèses que Samia Ghali ne souhaite pas envisager pour l'instant car selon elle la situation est sous contrôle : "les Marseillais font beaucoup d'effort, la ville distribue des masques, on dépiste plus qu'ailleurs, à chaque fois qu'il y a un cas dans une école ou dans un lieu public, on désinfecte, on nettoie et c'est ça qui est important pour éviter justement qu'on arrête l'économie dans la ville". 

Et même si le ministre a aussi dit qu'il fallait apprendre à vivre avec le virus certaines mesures pourraient être inévitables à Marseille en fonction de l'évolution de la situation : au-delà du nombre de cas positifs, le nombre de malades hospitalisés augmente fortement, notamment en réanimation laissant craindre une saturation dans les prochaines semaines. Mais pour Samia Ghali l'économie ne doit en pâtir : "à Marseille l'hôpital a tellement été laissé à l'abandon qu'aujourd'hui on en paye le prix fort. Si vraiment demain c'est la catastrophe je ne vais pour vous dire qu'on va prendre le risque de mourir parce qu'on laisse les bars ouverts. Mais pour cacher la misère de l'hôpital il ne faudrait pas qu'on bloque l'économie de Marseille. "  

Un renforcement des effectifs pour assurer la désinfection des écoles

Plusieurs dizaines d'écoles sont aujourd'hui fermées à Marseille après la détection de cas positifs dans les établissements mais le personnel enseignant mobilisé notamment lors du mouvement national ce jeudi dénonce un manque de personnel pour assurer la désinfection des classes. Samia Ghali promet que les effectifs vont être renforcés : "Il est clair que ça ne peut pas se faire qu'avec du personnel municipal dont ce n'est pas non plus la formation. Et c'est assez lourd. Il est clair qu'il faudra faire appel à des entreprises."

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