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Dossier : Coronavirus Covid-19

Pour freiner l’épidémie, « il faut des vaccins et une stratégie pour les hôpitaux », selon François Ruffin

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Par , France Bleu Picardie

Le député la France Insoumise de la Somme n’est pas favorable à un nouveau confinement pour freiner l’épidémie de coronavirus. Il était l’invité de France Bleu Picardie.

Une infirmière prépare le vaccin contre le Covid-19 (illustration)
Une infirmière prépare le vaccin contre le Covid-19 (illustration) © Radio France - Emmanuel Claverie

L’hypothèse d’un troisième confinement semble de plus en plus probable. Le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy s'inquiète de la circulation des différents variants du virus en France. Selon lui, « il y a urgence » à prendre des décisions rapides et « Il faudra probablement aller vers un confinement. »

François Ruffin pas favorable à un troisième confinement 

Le gouvernement doit analyser les effets du couvre-feu avancé à 18 heures cette semaine avant de prendre une décision. Mais le député de la 1ère circonscription de la Somme François Ruffin n’est pas favorable à une nouvelle phase de confinement : "Pour freiner l’épidémie, il y a une arme qui est le vaccin. Mais pour moi, le problème réel n’est pas l’épidémie, mais le fait que l’on ait pas de capacité hospitalière adaptée au cas où il y aurait un pic en réanimation. Il faut voir comment la situation va évoluer avec l’arrivée des variants, mais pour l’instant le taux de morbidité de cette épidémie n’est pas catastrophique. _Ce qui est inquiétant, c’est que les gens ne puissent pas aller se faire soigner_. Or, cela fait un an que ça dure et un an qu’on n’a pas de vraie stratégie pour les hôpitaux. L’été dernier, nous avons eu une petite accalmie. J’aurais souhaité que pendant cette période, un grand appel soit lancé aux infirmières pour créer des équipes de réserve. Dans la situation actuelle, on ne voit pas comment on pourrait doubler la capacité des services de réanimation sur la durée. Puisqu’on ne sait pas combien de temps ça va durer."

François Ruffin, député de la 1ère circonscription de la Somme
François Ruffin, député de la 1ère circonscription de la Somme © Radio France - Claudia Calmel

La campagne de vaccination des plus de 75 ans a débuté le 18 janvier. Elle a été émaillée de beaucoup de ratés, entre les difficultés à prendre rendez-vous et la pénurie de vaccins qui se profile. François Ruffin préconise un état des lieux : _"On nous avait promis 5000 doses par semaine dans la Somme. La vérité, c’est qu'on en a eu 975 cette semaine. Et qu’on en aura probablement autant la semaine suivante.  _La campagne de vaccination dans la Somme n’est pas au ralenti : elle est quasiment à l’arrêt. Des centres comme celui de Saleux risquent de fermer en milieu de semaine parce qu’ils n’auront plus de doses."

Requestionner des sites pour produire des vaccins

François Ruffin préconise le recours à la licence d’office [supprimer les brevets des producteurs de vaccins pour que tous les laboratoires puisse en produire, ndlr] pour accélérer la campagne vaccinale : "La France n’a pas été fichue de produire son vaccin avec les laboratoires Sanofi. Aujourd’hui, Pfizer n’arrive pas à produire assez de vaccins. AstraZeneca non plus. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Il faut dire à ces groupes 'On prend votre licence on vous la paiera ensuite, mais on la prend pour l’instant'. On la fait produire par des laboratoires en France. Ou, s'ils ne veulent pas, il faut réquisitionner des outils de production. L’État doit utiliser ce levier pour protéger la population française. Il y a des instruments sur le terrain économique qui ne sont pas du tout utilisés pour nous protéger."

Rapatrier des vaccins vers les zones où le virus circule le plus 

François Ruffin demadne également une ouverture rapide de la vaccination à tous les soignants qui le souhaitent : "Il faut prioriser le vaccin sur tous les soignants et pas seulement sur les plus de 50 ans. Il y a un cluster à l’hôpital d’Abbeville, il y en a un à l’hôpital de Compiègne, il y en a un autre à celui à Dieppe. Si les soignants tombent, plus personne ne pourra être admis en service de réanimation. Pour moi, la vaccination des soignants est donc une priorité. Je pense également que les secteurs où l’épidémie galope comme dans l’ ouest de la Somme doivent être prioritaire sur d’autres secteurs : on pourrait, par exemple, rapatrier des vaccins de secteurs de France ou des Hauts-de-France moins sévèrement touchés."

L’interview complète de François Ruffin est à réécouter ici.

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