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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Pour moi c'est le bon moment pour devenir aide-soignante" raconte une candidate à l'IFAS de Laval

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Par , France Bleu Mayenne, France Bleu

L'IFAS du centre hospitalier de Laval recrute en ce moment les aides-soignants et aides-soignantes de demain.

Aide-soignante (photo d'illustration).
Aide-soignante (photo d'illustration). © AFP - Valentin Belleville / Hans Lucas

La crise du coronavirus a t-elle suscité des vocations pour les professions médicales ? Si vous souhaitez devenir aide-soignant(e), vous pouvez postuler à l'IFAS de Laval jusqu'à vendredi 29 mai inclus, c'est l'institut de formation d'aides-soignants du centre hospitalier de Laval. Il n'y a plus de concours, la sélection se fait uniquement sur dossier.

Laura Paris a 30 ans, elle habite à Ernée. Avant elle était vendeuse dans un magasin de produits bio, mais elle a déposé un dossier de candidature pour l'IFAS. Cette jeune femme a passé beaucoup de temps ces quatre dernières années à l'hôpital, à cause d'une maladie auto-immune. Alors elle rêve d'être aide-soignante, et les difficultés de ce métier pas forcement rémunéré à sa juste valeur ne lui font pas peur.

Pour moi c'est le bon moment pour devenir aide-soignante

"J'ai toujours été attirée depuis petite par le milieu médical, et puis on m'a diagnostiqué une maladie auto-immune, du coup entre les radios, les rendez-vous médicaux, c'est un domaine qui m'a intéressée. Pour moi c'est le bon moment pour devenir aide-soignante", raconte Laura. Avec la crise du coronavirus, "il y a vraiment le côté humain qui est ressorti, on ne pense pas à soi, on pense à soigner les autres, ils se sacrifient quand même, c'est une belle preuve d'humanité", ajoute la jeune femme. 

On ne pense pas à soi, on pense à soigner les autres

Et concernant la rémunération, en moyenne de 1.600 euros net par mois pour normalement 35 heures par semaine, "on est là pour aider et sauver des gens, donc si on aime vraiment son métier, le salaire, on s'en fiche un petit peu", estime Laura. 

Laura Paris

Cette voie, c'est aussi celle choisie par Léa Paumard, une Mayennaise de 20 ans, diplômée de l'IFAS de l'hôpital de Laval depuis un an. Elle a postulé le 30 mars, en pleine crise du coronavirus, dans le service pneumologie, néphrologie et psychiatrie de l'hôpital de Laval, pour être au plus près des besoins.

Pendant cette période, on se rend vraiment compte que les personnes ont besoin de nous.

"Ce métier, c'est pour rendre service aux personnes, et pendant cette période, on se rend vraiment compte que les personnes ont besoin de nous. Même si je n'ai pas été au contact de personnes positives au covid, tous les jours on se rend compte que des personnes ont besoin de nous. C'est ce qui m'a conforté dans mon idée de choisir ce métier", raconte Léa. 

On le sait bien, que ce n'est pas un métier très valorisé par rapport au salaire. [...] C'est vraiment enrichissant pour nous

"On le sait bien, que ce n'est pas un métier très valorisé par rapport au salaire, personnellement je n'ai pas choisi ce métier pour le salaire, pour moi c'est une passion. Même avec toutes les contraintes que l'on a de travailler un week-end sur deux, ce qui est assez prenant pour notre vie personnelle. Quand on aime vraiment son métier, le salaire c'est un détail. C'est vraiment enrichissant pour nous. Au début j'avais un peu peur, mais au final je ne regrette pas du tout", poursuit la jeune aide-soignante.

Léa Paumard

L'IFAS forme chaque année près de 50 élèves au métier-d'aide-soignant. La formation dure dix mois, quatre mois de cours et six mois de stages pratiques. Résultats de la sélection le 26 juin.

Coup d'envoi du Ségur de la santé ce lundi

En première ligne face à l'épidémie de Covid-19, le personnel soignant attend de pied ferme le coup d'envoi lundi du "Ségur de la santé", qui vise à améliorer les conditions de travail et la prise en charge des malades à l'hôpital, et notamment la hausse des rémunérations promise par Emmanuel Macron. Ce lundi débutent les concertations avec les partenaires sociaux. Ces concertations doivent durer au plus tard jusqu’à mi-juillet, date à laquelle le ministre de la santé a promis des annonces.

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