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"Pour réformer l'hôpital, il faut faire confiance aux gens de terrain" dit un neurochirurgien du CHRU de Tours

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Touraine, France Bleu

Le Professeur Stéphane Velut est chef du service neurochirurgie du CHRU de Tours. Avec une vingtaine d'autres praticiens de toute la France, il présente aujourd'hui dans le Figaro une plate-forme en dix points pour réformer le système hospitalier.

Illustration
Illustration © Maxppp - ©Guillaume Bonnefont/IP3 Press

Ce n'est évidemment pas un hasard si ce texte est publié à quelques heures de l'ouverture du "Ségur de la Santé" entre le ministre de la Santé et les partenaires sociaux. Selon Olivier Véran, ces négociations qui vont durer plusieurs semaines devraient notamment conduire à augmenter le personnel soignant et assouplir les 35 heures.

Le professeur Stéphane Velut est le chef du service neurochirurgie de l'hôpital de Tours
Le professeur Stéphane Velut est le chef du service neurochirurgie de l'hôpital de Tours - ©Francesca Mantovani - Editions Gallimard

Depuis plusieurs mois le professeur Velut alerte sur la marchandisation du système hospitalier et sur le poids excessif des différentes strates administratives. Il a même publié un livre pour les dénoncer, début 2020, et il espère que la pandémie de Covid-19 permettra de vraiment tourner une page, notamment grâce à la pression des citoyens : "Les grands changement de société suivent des ruptures comme les guerres ou les actes terroristes, mais cette pandémie aura certainement aussi marqué une rupture. J'ai vraiment le sentiment que le public qui avait déjà été sensible au mouvement des soignants, en janvier dernier, l'a été encore davantage vu la façon dont le corps-soignant s'est distingué et je crois qu'effectivement il y a une réelle rupture politique qui va naitre. Après, est-ce qu'il y aura précisément des conséquences politiques via le "Ségur de la Santé", c'est très difficile à dire. Pour l'instant, ce qui est envisagé, ce sont des mesures sur les salaires, sur le temps de travail, mais il n'y a pas encore, à notre avis, de réflexion profonde sur le système hospitalier".

"Si il y avait un seul mot à retenir pour réformer l'hôpital, c'est le mot Simplification"

Les signataires plaident bien sûr pour une revalorisation des salaires de tous les personnels soignants, mais ils abordent aussi des questions comme les multiples institutions qui gèrent la santé publique, avec un fonctionnement parfois difficile à appréhender. Selon le Professeur Velut, pendant la pandémie de Covid-19, l'administration hospitalière et les soignants ont expérimenté un nouveau fonctionnement qui s'est révélé efficace, même si évidemment, cette période restera aussi entachée par la difficulté à fournir des masques : "Le ministère s'est mis au service de nos administrations et l'administration hospitalière s'est mise au service des malades, donc des soignants. J'ai par exemple été très impressionné de voir les transports de patients de réanimation en TGV. C'est extraordinaire d'avoir mis ça en place aussi vite"

"Quand on fait confiance aux gens de terrain, quand on simplifie les chaines de décision, ça marche"

"Ca marche tout simplement parce qu'on a un système de soin qui fonctionne et qui est animé par des praticiens et des personnels para-médicaux qui sont de très bons niveaux quand on les compare à ceux des pays développés comme les nôtres. Je ne suis ni infectiologue ni réanimateur mais je sais que mes collègues qui avaient besoin de tel ou tel matériel qu'ils demandaient depuis longtemps l'ont eu tout de suite. On a réussi à modifier très rapidement des lits qui n'étaient pas des lits de réanimation pour en faire des lits de réa. Il y a eu tout un mouvement qui a vraiment souligné, je pense, une réelle harmonie entre l'administration hospitalière et le corps-soignant, dans un sens qui allait vers celui du malade. On a vu quelque chose qui marchait".

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