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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Pour stopper l'épidémie, on n'a plus le choix, il faut passer par un reconfinement, même partiel"

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Par , France Bleu Hérault

Face à la flambée des cas de Covid-19, de plus en plus de médecins préconisent un reconfinement au moins partiel de la population. "Le couvre-feu ne sert à rien n'est de l'affichage politique" estime Jean-marc Laruelle, généraliste à Montpellier, représentant de la Fédération des Médecins de France.

Jean-Marc Laruelle, médecin généraliste à Montpellier, plaide pour un reconfinement localisé, "seul moyen de ralentir l'épidémie".
Jean-Marc Laruelle, médecin généraliste à Montpellier, plaide pour un reconfinement localisé, "seul moyen de ralentir l'épidémie". © Radio France - M. Ciavatti

Alors que le gouvernement annonce un renforcement probable des restrictions sanitaires, des voix de médecins se font entendre, qui plaident en faveur d'un reconfinement des Français. Jean-Marc Laruelle, médecin généraliste à Montpellier et secrétaire général national de la Fédération des Médecins de France (FMF) est de cela. Reconfiner parce qu'on a perdu le contrôle de  l'épidémie.

Une aggravation régulière et constante

Il reçoit chaque jour dans son cabinet deux à trois patients positifs au Covid. Deux personnes de sa patientèle sont à ce jour hospitalisées en réanimation. "On observe, dit-il, depuis la fin des vacances c'est à dire début septembre, une aggravation régulière et constante des cas de Covid. D'abord presque uniquement chez les jeunes, et depuis quelques temps chez les personnes plus âgées. Il y a désormais trop de patients positifs. Si l'on veut freiner l'épidémie, le confinement est la seule solution. Pas forcément total, ni sur toute la région, mais un reconfinement, de manière plus affinée que le premier". 

"Si l'on veut freiner l'épidémie, le confinement est la seule solution." Jean-Marc Laruelle, généraliste à Montpellier

"Le couvre feu, ça ne sert à rien, c'est de l'affichage politique".

Localement, il salue le dialogue entre le CHU, les cliniques, l'Agence régionale de Santé. "Ça fonctionne plutôt très bien". Il pointe en revanche le gouvernement. "On court derrière le virus. On a un mois de retard." 

"Le problème avec le couvre-feu, c'est qu'on ne se donne pas les moyens de contrôler les réunions entre jeunes et les grandes réunions familiales. Il n'y a que le fonctionnement qui permet de stopper ça. Et le but n'est pas de la stopper mais de ralentir suffisamment l'épidémie pour que les hôpitaux puissent gérer les flux de patients.

Là on a des seuils qui deviennent critiques. On est en début de déprogrammation". Les services hospitaliers commencent en effet à déprogrammer les opérations non urgentes en prévision de l'arrivée de cas de Covid. 

"C'est comme au foot, maintenant en France on a 60 millions d'épidémioligistes... Mais je vous donne mon avis : je pense qu'à la sortie du confinement, il aurait été intelligent de rendre le masque obligatoire à la sortie de chez soi. On en serait pas dans la situation actuelle"

"Le couvre feu, ça ne sert à rien, c'est de l'affichage politique". Jean-Marc Laruelle

Discours qui est loin d'être isolé. Ce lundi 26 octobre, Eric Caumes, chef du service infectiologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, s'est prononcé en faveur d'un reconfinement : "le virus est tellement présent parmi nous que là, je pense qu'aujourd'hui on n'a plus le choix, il faudrait reconfiner.

On a perdu le contrôle de l'épidémie il y a quelques semaines déjà." Quant à l'Union des professionnels de santé médecins libéraux (URPS) d’Auvergne-Rhône-Alpes, elle réclame un couvre-feu plus dur, dès 19h et un confinement le week-end.

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