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Pourquoi les dons d'organes sont-ils en baisse ?

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Par , France Bleu Auxerre

La course du cœur passe dans l'Yonne ce vendredi à Chablis et Noyers-sur-Serein. Une course pour sensibiliser aux dons d'organes. Ils ont baissé de 5% en 2018, soit 324 greffes de moins qu'en 2017 selon l’Agence de la biomédecine.

© Maxppp -

Pourquoi les dons d'organes sont-ils en baisse en France ?  

C'est assez étonnant, mais l'une des raisons de cette baisse de dons d'organes, c'est la conséquence du progrès médical.  

La grande majorité des greffes est réalisée à partir de donneurs en état de mort cérébrale. L'an dernier, il y en a eu 50 de moins. Ce serait grâce aux campagnes d'information sur les AVC et aussi aux progrès de la médecine. Cinquante donneurs en moins, c'est jusqu'à 200 greffes de moins. Car plusieurs organes peuvent être prélevés sur un même corps.   

L'autre raison qui explique cette baisse -selon l'agence de la biomédecine-, c'est l'épidémie de grippe début 2018. Elle a énormément mobilisé les services de réanimation dans les hôpitaux, avec pour conséquence, des équipes moins disponibles pour l'activité de prélèvement.

Enfin, le recul du nombre de greffes n’est pas seulement lié au prélèvement sur des donneurs décédés. Le nombre de donneurs vivants a baissé de 12% l'an dernier, par rapport à 2017.   

Quelles sont les solutions pour enrayer cette baisse ? 

L'un des moyens, c'est justement d'inciter davantage de donneurs vivants à franchir le pas. Il s'agit là de dons entre proches uniquement.  Une greffe de rein entre une mère et sa fille, par exemple.   

En France, la part de la greffe de donneurs vivants est de 15%. C'est largement en dessous de celle observée chez beaucoup de nos voisins européens, où elle dépasse régulièrement les 30%. C'est le cas au Royaume Uni ou encore dans les pays scandinaves.   

Et puis l'Agence poursuit évidemment les campagnes d'informations et notamment auprès des jeunes, avec plusieurs clips réalisés ces dernières années. Dans l'Yonne, l'Adot 89 (l'association des donneurs d'organes et de tissus) se rend dans les collèges et les lycées. Mais qu'on soit jeunes ou pas, le mieux, c'est que les choses soient plus claires si un malheur arrive. Si on ne souhaite pas donner ses organes après sa mort, il faut aussi le dire. Le plus simple étant de s'inscrire de son vivant sur le registre national des refus.     

Combien de temps faut-il attendre pour recevoir un organe ? 

Chaque année, en France, plus de 20.000 personnes sont dans l’attente d’un greffon.  Il faut entre un et cinq ans pour recevoir un rein. On a comptabilisé plus de 3500 transplantations rénales l'an dernier.  

Pour une greffe du cœur, l'attente est moins longue : un an en moyenne. Il y en a eu 450 en 2018. Concernant le cœur, pour les patients les plus gravement malades, il y a la possibilité de les inscrire sur une liste prioritaire nationale. Ce qui en général réduit le temps d'attente.

Enfin, entre le prélèvement et la greffe proprement dite, la contrainte c'est le temps. Il ne faut pas dépasser trois à quatre heures pour un cœur, douze à dix-huit heures pour un foie, six à huit heures pour un poumon, 24 à 36 heures pour un rein. Ces délais sont des moyennes qui dépendent de l'état de l'organe.

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