Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences DOSSIER : Le pourquoi du comment

Pourquoi n'avons-nous pas les mêmes goûts ?

mardi 9 octobre 2018 à 6:22 Par Thierry Boulant, France Bleu Auxerre

La semaine du Goût a débuté lundi et se poursuit jusqu'au 14 octobre, mais qu'est-ce qui fait qu'on aime ou pas les épinards, qu'on apprécie ou pas le chocolat ?

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp -

Yonne, France

Comment fonctionne le goût ?

Le goût, c'est d'abord une affaire de sens. Quand on mange, il y a bien entendu nos 10 000 papilles gustatives qui se mettent au travail. Les papilles reconnaissent le sucré, le salé, l'acidité ou l'amertume mais notre nez aussi joue son rôle pour l'arôme du produit consommé. La preuve quand on a le nez bouché par un bon rhume, ce qu'on mange n'a plus de goût. La texture des aliments a également son importance dans le plaisir que l'on prend à manger. A cela, il faut ajouter L'aspect et donc la vue. La présentation d'un aliment peut nous sembler appétissante ou non. Son coté étrange, peut nous dissuader d'en consommer.

Qu'est-ce qui fait que nous avons tous des goûts différents ?

Nous  avons tous un capital génétique différent qui nous prédispose à aimer d'avantage tel ou tel goût, nos papilles ne réagissent pas forcément de la même façon au sucré ou au salé par exemple. Et puis le cerveau enregistre tout un tas de données sur les aliments et sur nos expériences alimentaires des bonnes ou des mauvaises. Vous vous souvenez de la plâtrée d’huîtres avalée  au réveillon de Noël. Vous aviez été malade comme un chien. Votre cerveau fait l'association, même si les huîtres ne sont pas directement en cause, et  désormais à chaque fois qu'on vous présente une bourriche, vous avez des hauts-le-cœur.

Le Pourquoi du comment sur le Goût en 2 Minutes

Y-a-t-il aussi une dimension culturelle dans nos goûts ?

Évidemment, il n'y a qu'à voyager un petit peu pour se rendre compte que ce qu'on trouve délicieux chez nous, peut paraître répugnant ailleurs : nos escargots, nos cuisses de grenouilles, nos camemberts bien faits sont regardés avec méfiance dans pas mal de pays. Et vice versa, les beondégis coréen, des vers à soie bouillis, le haggis Ecossais, de la panse de brebis farcie et le casu marzu  sarde, un fromage aux larves ont du mal à passer chez nous. Nos goûts ont donc une dimension culturelle, ils ont aussi une dimension affective suivant le plaisir ou le dégoût que provoque l'aliment.