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Santé – Sciences

Pr Israël Nisand : "Il faut rémunérer les femmes qui donnent leurs ovocytes"

mercredi 22 novembre 2017 à 18:51 Par Olivia Chandioux, France Bleu Alsace

La campagne nationale sur les dons de gamètes se poursuit jusqu'au 26 novembre. Chaque année, ils permettent la naissance de 1.200 enfants en France. En 2015 dans le Grand Est, 221 couples ont pu en bénéficier, et 100 enfants sont nés. Mais c'est très insuffisant par rapport à la demande.

Photo d'illustration - Les paillettes de sperme sont conservées dans l'azote liquide.
Photo d'illustration - Les paillettes de sperme sont conservées dans l'azote liquide. © Maxppp - Thomas Bregardis

Schiltigheim, France

Les plus beaux cadeaux ne sont pas forcément les plus gros. Voilà le slogan de la campagne de sensibilisation de dons de spermatozoïdes et d'ovocytes lancée par l'Agence de la biomédecine qui se déroule jusqu'au 26 novembre.

100 enfants sont nés dans le Grand Est en 2015 grâce au don de gamètes

En 2015, dans le Grand Est, 35 femmes ont fait un don d'ovocyte, et 17 hommes un don de spermatozoïdes permettant à 221 couples d'en bénéficier. Grâce à ces dons, 100 enfants sont nés en 2015. Mais au Centre d'assistance médicale à la procréation des hôpitaux universitaires de Strasbourg, à Schiltigheim, 85 couples sont actuellement en attente.

Car il n'est pas toujours évident de trouver des donneuses, c'est ce qu'explique le responsable de la clinique, le docteur Olivier Pirello : "La technique du don d'ovocytes fait peur, mais je ne pense pas que ce soit la seule chose qui freine les gens, parce qu'on a le même problème avec les hommes alors qu'on sait tous que donner du sperme ce n'est pas compliqué. Les gens ont des préjugés sur ce don qui est très bien encadré par la loi, notamment par rapport à l'anonymat qui est préservé."

Si on indemnisait mieux ces femmes qui rendent cet immense service à d'autres femmes, on aurait plus de donneuses." Professeur Israël Nisand

Le Professeur Israël Nisand estime que l'anonymat et la gratuité sont des freins au don de gamètes. - Radio France
Le Professeur Israël Nisand estime que l'anonymat et la gratuité sont des freins au don de gamètes. © Radio France - Olivia Chandioux

Pour le professeur Israël Nisand, chef du service de gynécologie et d'Obstétrique des HUS, le système français est pour beaucoup dans la difficulté de recruter des donneuses d'ovocytes : "La France s'est donnée des règles extrêmement contraignante pour ce qui concerne le don d'ovules, qu'il faudrait peut être revoir notamment la gratuité et l'anonymat. Il y a des pays autour de nous qui indemnisent très bien les femmes qui consacrent du temps au don d'ovules, c'est le cas en Espagne, où ce don ne peut être fait qu'une seule fois, ce qui fait que ça ne peut pas se transformer en commerce."

Chaque année, près de 3 500 nouveaux couples souffrant d’infertilité demandent à bénéficier d’un don de gamètes. Pour donner quand on est une femme il faut avoir entre 18 et 37 ans et pour un homme entre 18 et 45 ans.