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Premiers répondants : l'appli qui sauve des vies

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Lancée en Moselle en octobre 2018, l'application mobile "AFPR - Premiers répondants" a déjà fait ses preuves. Le dispositif, qui permet d'intervenir en cas d'urgence en attendant l'arrivée des secours, franchit de nouvelles étapes en 2020.

L'application AFPR réunit déjà 1800 premiers répondants en Moselle
L'application AFPR réunit déjà 1800 premiers répondants en Moselle © Radio France - Clément Lhuillier

Il y a des applications pour tout. Même pour sauver des vies. Celle-ci se nomme "AFPR - Premiers Répondants" et elle a été lancée en octobre 2018 par plusieurs mosellans issus du domaine de la santé. 

Débuts encourageants 

Le principe ? Quand les secours reçoivent un appel d'urgence, pour un malaise cardiaque par exemple, ils envoient les pompiers ou le SAMU. En même temps, ils déclenchent une alerte aux "premiers répondants" qui ont téléchargé l'application sur leur téléphone portable et qui sont géolocalisés à proximité. Des personnes ayant des notions de secourisme qui peuvent se rendre rapidement sur place et prodiguer les premiers gestes avant l'arrivée des renforts.

Le réseau des Premiers Répondants de Moselle compte 1800 inscrits, pour 330 interventions réalisées et 65 réanimations cardiaques débutées. Et les professionnels des secours approuvent le dispositif. "Si dans un premier temps nous étions un peu dubitatifs, admet le Colonel Vallier, patron du SDIS de la Moselle, il apparaît que c'est une très bonne idée. Les systèmes d'informations sont capables de mobiliser des citoyens disponibles, et permettent d'informer les secours qu'on a déjà un secouriste engagé sur l'opération."

Multiplier le nombre de citoyens-sauveteurs

Si elle est majoritairement utilisée par des personnes "du milieu" (infirmier(e)s, médecins, sapeur-pompiers, policiers ou gendarmes), l'Association Française des Premiers Répondants aimerait l'ouvrir d'avantage aux citoyens. "Maintenant nous allons travailler avec toutes les associations agrées sécurité civile de Moselle comme la Croix Rouge où la Protection Civile pour encourager les personnes à se former aux gestes de premiers secours", explique Frédéric Leybold, président et co-fondateur de l’AFPR. "L’intérêt est de former des gens partout dans les villes et les villages qui se sentiraient capables d'intervenir."

A chaque fois c'est un petit coup d’adrénaline

Arnaud Baton est devenu l'un de ces citoyens sauveteurs. Cet habitant de Gravelotte qui travaille dans l'événementiel (bien connu en Moselle pour sa passion et ses expositions consacrées aux Playmobils) a validé son SST (sauveteur secouriste au travail). Un ami sapeur-pompier l'a alors incité à rejoindre le maillon des premiers répondants. Depuis mai dernier, il a déjà été déclenché 5 fois par l'application sur des malaises cardiaques. "A chaque fois c'est un petit coup d’adrénaline et puis on se dit allez on y va, y a possibilité de sauver une personne qui ne mérite pas de décéder." Une rapidité salutaire quant on sait que chaque minute perdue en cas d'arrêt cardiaque, c'est 10% de chance de survie en moins. Un engagement d'autant plus utile pour lui qui vit en milieu rural. "Je suis seul premier répondant dans mon village et la première caserne de pompiers est à 15 minutes." L'objectif affiché de l'AFPR est d'arriver à un taux d'un premier répondant pour 500 habitants de Moselle.

Cartographie des défibrilateurs

Le département de la Moselle et l'AFPR ont été désignés par le ministère de la Santé pour expérimenter Géo'DAE, la première base de données des défibrillateurs disponibles dans les lieux publics du département. L'idée est d'établir une cartographie précise, précieuse en cas d'intervention sur un malaise cardiaque. "Actuellement on en connait moins de 500, sachant qu'on évalue leur nombre entre 2 et 3000 sur l'ensemble de la Moselle" selon Frédéric Leybold.

Géo'DAE sera la première base de données sur les défibrillateurs disponibles dans les lieux accueillant du public
Géo'DAE sera la première base de données sur les défibrillateurs disponibles dans les lieux accueillant du public © Radio France - Clément Lhuillier
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