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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Prendre soin des soignants" : du sport et des massages pour les professionnels du CHRU de Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Et si on prenait soin de nos soignants ? Le CHRU de Nancy lance une série d'ateliers de bien-être réservés à l'ensemble du personnel. Des séances de sport et de relaxation pour décompresser en pleine crise sanitaire.

Les personnels pourraient bien continuer à faire du sport à l'hôpital après la crise car le CHRU souhaite inscrire le dispositif dans la durée.
Les personnels pourraient bien continuer à faire du sport à l'hôpital après la crise car le CHRU souhaite inscrire le dispositif dans la durée. - CHRU de Nancy

Du sport pour se défouler. Des massages pour se relaxer. C'est nouveau, c'est gratuit et c'est réservé à l'ensemble des professionnels de l'hôpital nancéien : soignants, administratifs ou encore agents logistiques. Il suffit de s'inscrire à l'avance pour profiter d'une pause, d'un temps pour soi à l'hôpital. De quoi soulager le quotidien de ceux qui sont au cœur de la tempête depuis plus de deux mois.

"Lâcher la pression"

Renforcement cardio et musculaire, tennis de table et sacs de frappe : cela fait depuis le début du mois d'avril que le CHRU de Nancy organise ces séances de sport grâce au CUMSAPA : Centre universitaire de médecine du sport et activité physique adaptée. En cinq jours, une centaine d'ateliers ont été réservés ! 

Audrey a choisi les trois quarts d'heure de vélo pour transpirer un bon coup avant de reprendre le travail. "C'est un moment qui nous permet de nous évader et de penser à autre chose que cette pression qu'on a en ce moment, penser à autre chose que ce virus," témoigne la technicienne de laboratoire.

C'est une parenthèse qui nous permet de souffler : c'est bon pour le moral.

"Là au moins, on est dans notre petite bulle, mais je précise toujours avec notre masque sur le vélo !"

Pas facile, c'est vrai, de faire du sport avec un masque sur le nez et la bouche, mais c'est obligatoire. Les appareils sont désinfectés à chaque fin de séance et les gestes barrières sont respectés. Le protocole a été validé de A à Z par un comité d'hygiène.

Des séances faites pour durer ?

Ces séances de sport réservées au personnel de l'hôpital étaient "déjà dans les tuyaux," explique Edem Allado, rhumatologue et médecin du sport. "Depuis plusieurs mois, la demande des professionnels du CHRU était forte et l'épidémie a accéléré les choses". 

En tout, deux enseignants d'activité physique sont sollicités. Le Comité départemental olympique et sportif de Meurthe-et-Moselle est également mobilisé pour, notamment, fournir du matériel. Preuve que les séances attirent du monde : de nouveaux entraîneurs sont attendus dans les prochains jours pour ouvrir de nouveaux créneaux.

Ces séances de sport pourraient bien être inscrites dans la durée, une fois la crise passée. Le CHRU est en train de rechercher plusieurs salles à Central et à Brabois. Il faut également trouver du matériel et des moyens humains sur le long terme.

Massages et "besoin de se libérer"

Pour ceux qui préfèrent la relaxation à l'effort physique, il existe également des ateliers de massages depuis le lundi 20 avril. "En une semaine, 50 séances ont été réservées, raconte la kinésithérapeute Marie-Frédérique Ferry. On ressent cette pression, cette charge sur les épaules qu'ils ont contenu. On sent ce besoin de se libérer."

C'est le rôle de notre action : lâcher prise, donner ce moment pour eux, pour se libérer de toutes ces tensions.

Cadre supérieure, également enseignante à l'école de kinésithérapie, Marie-Frédérique Ferry est épaulée par plusieurs membres du pôle de rééducation et quelques élèves de l'école. "On est surtout sur des tensions au niveau du dos, explique-t-elle. Ensuite, l'essentiel, c'est de répondre aux difficultés notamment dans les jambes et dans les mains. On peut également enseigner l'auto-massage."

"C'est l'humain qui permettra de passer cette période"

Pour se détendre encore un peu plus, des séances de sophrologie ou d'hypnothérapie sont également proposées.

"L'important, c'est d'aligner son esprit et son corps, poursuit Edem Allado. Il est vrai qu'on est dans une épreuve où on est confronté à des horaires de grande amplitude. On est vraiment dans l'effacement de sa personne pour sa mission, et là cela permet de recentrer sur soi-même, son corps, son esprit."

Voir les sourires derrière les masques, surtout dans cette période où c'est lourd pour tout le monde, c'est ça le plus important.

"C'est l'humain qui permettra de passer cette période, conclut le médecin du sport. Les soignants oublient souvent leur coté humain pour leurs patients. Et là, c'est important de prendre soin des personnels pour prendre soin de nos patients."

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