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Près de Flers, des agents du médico-social en grève pour demander plus de reconnaissance

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les agents du médico-social étaient une nouvelle fois en grève ce jeudi 8 avril. Mobilisation suivie par une dizaine de salariées à l'Institut d'Education Motrice de Saint-André-de-Messei (Orne). Elles disent être les oubliés du "Ségur de la santé" et réclament une revalorisation des salaires.

Pour la troisième fois, les "oubliées du Ségur de la santé" ont manifesté pour réclamer une revalorisation des salaires, à l'IEM de St André de Messei dans l'Orne.
Pour la troisième fois, les "oubliées du Ségur de la santé" ont manifesté pour réclamer une revalorisation des salaires, à l'IEM de St André de Messei dans l'Orne. © Radio France - Léa Dubost

Pancartes à la main, les salariés de l'Institut d'Education Motrice (IEM) de Saint-André-de-Messei, se sont mobilisées pour la troisième fois ce jeudi 8 avril. Une dizaine d'agents, sur 35, étaient en grève. 

"Les revendications sont toujours les mêmes, nous sommes les oubliés du Ségur de la santé. À travail égal, salaire égal, c'est simple. Ces différences de traitement ne sont pas normales", lance Murielle Biodore, aide médico-psychologique à l'IEM La Forêt

Celle-ci fait référence à la différence de traitement entre les agents du médico-social privé et du public. En effet, après une première mobilisation, les 183 euros nets mensuels accordés dans le cadre du Ségur de la Santé ont été élargis en février dernier, mais seulement aux établissements rattachés au public. 

L'incompréhension d'Aurélia, Elisabeth, Eugénie et Murielle, agents du médico-social à St André de Messei.

Une profession qui n'attire plus

"Pendant la crise sanitaire, nous nous sommes tous mobilisés, on s'attendait donc à être reconnus nous aussi. Cette différence de traitement entre le public et le privé nous pèse vraiment, d'autant que nos salaires sont déjà très bas, il est urgent de les revaloriser", ajoute Elisabeth Vannier, infirmière.

À terme, ces salariées d'un institut privé à but non lucratif craignent que la profession n'attire plus du tout

"Je suis jeune diplômée, depuis 2018, et je songe déjà à me réorienter ! Je connaissais les conditions de travail, en revanche, je ne m'attendais pas à devoir compter mon argent chaque mois, car je gagne le SMIC. On a du mal à trouver des remplaçants, mais je comprends pourquoi", confie Eugénie Lecoq. 

Les salariées de l'IEM La Fôret à Saint-André-de-Messei mobilisées pour la 3e fois devant leur établissement ce jeudi 8 avril.
Les salariées de l'IEM La Fôret à Saint-André-de-Messei mobilisées pour la 3e fois devant leur établissement ce jeudi 8 avril. © Radio France - AF

En attendant une réponse de leur direction et du gouvernement, ces salariées ont prévu une nouvelle journée de mobilisation le 27 avril prochain.

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