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Prévention du sida : malgré le coronavirus, "il faut reprendre toutes les mesures habituelles"

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Par , France Bleu Occitanie

Avec la crise sanitaire et le confinement, la prévention du sida et le suivi des malades s'est ralenti ces derniers mois. Selon des associations et médecins toulousains, il faut inciter à reprendre les dépistages, et de nouveau sensibiliser à la prévention.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Vincent Isore

La crise sanitaire et les deux mois de confinement en France ont porté un coup dur à la lutte contre le sida. L'édition 2020 de l'opération de collecte du Sidaction, association de lutte contre le VIH et le sida, normalement prévue début avril, a été annulée. Ce jeudi 24 mai, elle lance un nouvel appel aux dons à l'occasion d'une émission spéciale sur France 2 pour rattraper l'annulation de sa collecte. L'occasion de relancer les campagnes de prévention et d'inciter les malades et patients à reprendre leur rythme de soins.

"Des personnes se sont retrouvées isolées" explique Pauline Lansalot-Matras, médecin au service des maladies infectieuses du CHU de Toulouse, et membre de la COREVIH, la coordination régionale de lutte contre le VIH. "Elles ont probablement parfois continué les prises de risques, se sont moins faites dépister, ont peut-être eu des difficultés pour poursuivre leur traitement".

Reprendre un rythme de soins

Elle insiste sur l'importance d'un retour à un rythme normal de prévention et de soins. "Le coronavirus ne doit pas faire oublier le reste : il ne faut pas se relâcher, il faut faire le dépistage lorsqu'il y a des prises de risques, prendre des moyens de prévention, reprendre les consultations pour les patients qui devaient débuter la PrEP (traitement de prévention contre le VIH)". Pour les médecins, c'est toute une organisation et un suivi, ralenti et mis en sommeil durant le confinement, qu'il faut remettre en marche.

Car certains malades et patients, en raison du confinement et des inquiétudes liées au coronavirus, se sont éloignés du système de soins et des médecins rendus moins disponibles en raison de la crise sanitaire. "Il y a eu beaucoup de difficultés" témoigne Corinne Lakhdari, toulousaine d'une cinquantaine d'années atteinte par le VIH et activiste dans lutte contre le sida. "Assurer les soins ou même voir un médecin, ça a été compliqué, sans compter toute l'angoisse que la situation a généré face à un virus qu'on ne connaissait pas"

Mais selon elle, il faut à présent s'y remettre et "ne pas lâcher". "Avec le Covid, ça demande un peu plus d'énergie que d'habitude de se faire soigner. Mais il ne faut pas oublier de continuer d'une part à assurer son suivi médical, et d'autre part à assurer la prévention, qui est restée en stand bye ces derniers mois".

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