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Privés de primes, des soignants sont en colère contre l'hôpital de Chambéry

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Grogne à l'hôpital de Chambéry. Une cinquantaine de soignants en formation se voient retirer les primes versées depuis le début de l'année. C'est l'application du règlement, explique la direction.

L’hôpital de Chambéry
L’hôpital de Chambéry © Radio France - Anabelle Gallotti

A l'heure où l'union sacrée devrait prédominer pour endiguer la troisième vague de la pandémie, c'est la douche froide pour une cinquantaine de soignants de l'hôpital de Chambéry. Ce personnel est actuellement en "promotion professionnelle "(deux ans de spécialisation pour accéder à d'autres métiers dans l'hôpital - une infirmière qui veut devenir infirmière anesthésiste par exemple).  En 2020, ce personnel a interrompu sa formation durant trois semaines lors de la première vague et durant deux mois en octobre et novembre quand la deuxième vague submergeait les pays de Savoie. 

Le coup de rabot sur la paye de mars

En novembre et décembre 2020, ces agents méritants ont touché "le complément de traitement indiciaire" de 229,61 euros brut, obtenu suite aux négociations du SEGUR. Or, quelques jours avant la paye de mars 2021, un courrier du service de paie : non seulement la prime de mars ne sera pas versée mais les deux autres primes versées en janvier et février sont retirées en une seule fois. "450 euros en moins. Un tiers de nos salaires. C'est énorme. Je me retrouve à 1.280 euros !" ne décolère pas Emilie. "On est punis. Sur le principe déjà, c'est rude car d'autres hôpitaux comme Grenoble maintiennent les primes même si nous sommes retournés en formation depuis janvier. On trouve ça complètement injuste. On a perdu notre motivation". Ce personnel a été réquisitionné pour travailler en première ligne dans les services de réanimation "au détriment de notre formation et de notre vie personnelle". 

Pas traités comme des humains

Sa jeune collègue Isabelle n'y croyait pas non plus quand le couperet est tombé. "On a décidé de ne pas se laisser faire. La confiance est rompue. Surtout qu'en échange de nos deux années de spécialisation, on doit travailler cinq ans dans cet hôpital. A la base, tout le monde y est gagnant. Mais là, on n'est pas traités comme des humains". Isabelle a une trentaine d'années. "On ne parle pas d'étudiants. Il s'agit de soignants avec des enfants et parfois des traites à rembourser". 

Une prime versée par erreur, selon l'hôpital

Nous avons contacté la direction du centre hospitalier Métropole Savoie de Chambéry. Depuis janvier, ce personnel n'est plus dans les services, et il a repris sa formation. Réglementairement, un agent qui serait en période de scolarité de plus de 52 jours par an ne peut toucher cette prime. Il y avait un trop perçu depuis le début de l'année. Dans le communiqué que nous a fait parvenir la direction, l'hôpital écrit que le complément de traitement indiciaire a "été versé par erreur. Des négociations sont en cours au niveau national (...) Nous sommes dans l'attente d'une évolution de la règlementation à ce sujet". Concernant le fait de tout retirer en une seule fois, sur une seule paye, pas de commentaire.

Ce groupe de soignants qui s'estiment lésés avait adressé un courriel en début de semaine à la direction. Comme il n'y a pas eu de réponse, chaque agent a envoyé un courrier avec accusé de réception.  

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