Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Protéine « miracle » contre l’obésité découverte aux USA : quelles attentes en Bourgogne ?

mercredi 22 novembre 2017 à 22:46 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Une chercheuse originaire de Saône-et-Loire qui travaille dans un laboratoire pharmaceutique en Californie, a participé à une découverte intéressant les personnes obèses. Une protéine testée sur des animaux permet de diminuer l'appétit et entraîne une perte de poids.

Photo d'illustration. L'obésité concerne 15% de la population française.
Photo d'illustration. L'obésité concerne 15% de la population française. © Maxppp - Bruno Levesque

Saône-et-Loire, France

Murielle Véniant-Ellison, une chercheuse originaire du Charolais, a contribué à la découverte d'une nouvelle molécule dans un laboratoire de Californie. La protéine GDF15 testée avec succès sur des singes et des souris permet une perception différente de la satiété par le biais de mécanismes hormonaux, en particulier au niveau de l'intestin. Elle pourrait offrir une alternative aux interventions chirurgicales sur l’estomac, dernier recours pour les personnes dont le surpoids met la vie en danger.

Une prise en charge pluridisciplinaire

Michèle a toujours eu un problème de poids. Elle a pesé jusqu'à 117 kg. A Dijon on lui a enlevé une grande partie de l'estomac ce qui lui a enfin fait perdre 47 kg : « ce n’est pas une solution de facilité. Oui, on perd du poids, mais on n’a pas grossi par hasard. Outre la génétique, il y a aussi le comportement. Quand on est opéré, si on ne fait rien on se replonge dans le même univers. »

Car la prise en charge de l’obésité n’est pas que médicale et diététique. L’aspect psychologique n’est pas à négliger. Ce dont témoigne Nicole, qui vit en Saône-et-Loire. Elle a suivi divers régimes, pour s'éloigner du seuil des 100 kilos. Le dernier lui avait fait perdre 12 kg, mais elle en a repris une dizaine. Le grignotage, c'est son antidépresseur à elle : « dès que j’ai une contrariété, il y a des gâteaux par-là, il y a la plaquette de chocolat, je me jette dessus. C’est vraiment la nourriture refuge, c’est très clair. Je n’en peux plus d’être grosse ».

Un outil parmi d'autres

Pour le docteur Cyril Gauthier, médecin nutritionniste à la clinique du Chalonnais, il n’y a pas de produit miracle. La protéine découverte aux Etats-Unis, sera pour lui un outil, parmi d'autres : « si cette molécule nous prouve une efficacité sans risques pour le patient, ce sera un outil. Mais ça ne réglera pas la problématique de fond. Quand quelqu’un mange en fonction de ses émotions, ça n’est pas une pilule qui changera sa relation avec l’alimentation. Ce sera un outil qu’on intégrera dans la prise en charge globale pluridisciplinaire. » Prise en charge qui comporte une approche sociale, diététique, comportementale, médicale, métabolique, une approche autour de 'l'activité physique aussi.Et le docteur Gauthier de préciser : "il n'y a pas de traitement idéal, nous sommes tous différents".