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Puy-de-Dôme : une unité de prise en charge des Covid longs à l'hôpital de Cébazat

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Le coronavirus peut laisser des traces. Des semaines, voire des mois après avoir été contaminés, certains patients présentent des séquelles lourdes. Le CHU de Clermont-Ferrand a ouvert un service spécial pour ces cas de Covid longs. Quatre patients sont actuellement suivis à l'hôpital Louise Michel.

Un patient Covid long à l'hôpital Louise Michel de Cébazat
Un patient Covid long à l'hôpital Louise Michel de Cébazat © Radio France - Dominique Manent

L'hôpital Louise Michel de Cébazat accueille de nouveaux patients. Ils ont été infectés par le Covid et ils en gardent des effets secondaires qui impactent lourdement leur quotidien. Le CHU de Clermont-Ferrand leur propose un programme adapté sur six semaines, pour remettre leur corps en mouvement, et leur permettre de retrouver confiance en eux.

Selon le professeur Emmanuel Coudeyre, qui dirige le service de médecine physique et réadaptation au CHU de Clermont-Ferrand, 10 à 15 % des patients seraient touchés par cette forme de Covid long, avec des séquelles qui peuvent durer plusieurs semaines et même plusieurs mois après l'infection. 

C'est quoi un Covid long ?

Il n'y a pas de profil type et il n'y a pas de corrélation entre entre la gravité de l'épisode initial et les effets secondaires précise le médecin, "en clair, on a des patients qui n'ont pas fait de séjour en réanimation, ni de séjour à l'hôpital, qui n'ont pas forcément bénéficié d'oxygénothérapie, et qui présentent ce type de séquelles. A l'inverse, certains patients, qui ont fait des séjours hospitaliers, ont assez peu de séquelles. Ce sont des personnes qui allaient parfaitement bien avant de faire une infection, et qui ont du mal à reprendre le cours d'une vie normale".

Les symptômes sont différents d'un patient à l'autre mais la fatigue intense, l'essoufflement, une forme de dépression reviennent souvent et rendent le quotidien très difficile.

Quelle prise en charge ?

C'est donc à l'hôpital Louise Michel, de Cébazat, qu'un programme spécifique a été mis en place. Il court sur six semaines et propose des séances de kinésithérapie et d'activité physique adaptée trois fois par semaine. Lorsque la météo le permet, certaines séances se déroulent à l'extérieur, sur la pelouse de l'hôpital. 

Les exercices d'assouplissement en plein air
Les exercices d'assouplissement en plein air © Radio France - Dominique Manent

Danielle, Bernard, et deux autres patients, sont allongés sur des ballons. Eric, le kinésithérapeute, les encourage avec bienveillance, "allez, on fait la mobilité du bas du dos !" L'exercice vise à assouplir le bas de la région lombaire, un échauffement pour la suite du programme, qui va durer une heure. La deuxième heure sera consacrée à l'activité physique adaptée, du vélo notamment.

Danielle témoigne, "là, on se sent un peu fatigué, mais en même temps on s'aperçoit qu'on a fait beaucoup de progrès par rapport au début, il y a trois semaines !". Et elle raconte son parcours du combattant : le Covid qui la cloue au lit pendant 15 jours avec 40° de fièvre, des maux de tête terribles, des désordres digestifs. L'épisode remonte au mois d'octobre dernier, mais Danielle, qui était une retraitée très active, n'a pas retrouvé la forme. Elle traverse des moments de fatigue intense qui l'empêchent de vivre pleinement. Ajoutez à cela une forme de culpabilité qui la ronge, et de l'incompréhension. 

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Anne Plan-Paquet, qui est cadre de santé à Louise Michel, commente, "l'effet groupe est important, parce qu'il y a un phénomène dépressif qui s'installe chez eux. Nous, on enclenche une dynamique pour leur redonner envie de continuer. On vous montre comment vous pouvez progresser, et à l'issue des six semaines vous aurez les cartes en main pour continuer"

L'objectif est bien de mobiliser le corps en douceur, de redonner confiance aux patients, et de les rendre acteurs de leur santé.

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