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"Qu'on négocie enfin avec la direction !" : le ras-le-bol aux urgences de Valence

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Des syndicalistes et personnels des urgences de Valence se sont installés sous les bureaux de la direction de l'hôpital ce mardi 17 novembre. Ils réclament des négociations rapides sur la réorganisation du service. Rendez-vous pris vendredi.

Des personnels des urgences de Valence et syndicalistes réclament un rendez-vous avec la direction de l'hôpital.
Des personnels des urgences de Valence et syndicalistes réclament un rendez-vous avec la direction de l'hôpital. © Radio France - Willy Moreau

Ce mardi 17 novembre, des infirmières et aides-soignantes des urgences de Valence installent une table de camping à l'entrée du bâtiment de la direction de l'hôpital. Elles sont accompagnées de plusieurs syndicalistes. Ensemble, ils réclament un rendez-vous avec Patrick Méchain, le directeur adjoint de l'établissement, cible de leur colère

Des coups de com' ? 

Le travail aux urgences n'est pas simple, d'autant plus depuis la crise du coronavirus. La situation est particulièrement difficile pour Sylvie qui se sent dénigrée par la direction : "C'est règlement de compte sur règlement compte en ce moment". Elle et ses collègues ne digèrent pas une interview récente parue dans Peuple Libre où Patrick Méchain explique entendre "beaucoup râler une partie de l'équipe des urgences"

"C'est M. Communication, s'agace Marina. Et puisqu'il a l'air d'être au courant de tout, on va se permettre de discuter avec lui en toute convivialité." Direction le bâtiment moderne où se réunissent les directeurs ce mardi matin. Yohan Pannetier, syndicaliste SUD Santé Sociaux et son homologue de la CGT, Karim Chkeri, entrent dans les locaux. La méthode est trop cavalière pour la direction qui demande un rendez-vous en bonne et due forme.

Sylvie, aide-soignante, souhaite discuter avec Patrick Méchain, directeur-adjoint de l'hôpital de Valence.
Sylvie, aide-soignante, souhaite discuter avec Patrick Méchain, directeur-adjoint de l'hôpital de Valence. © Radio France - Willy Moreau

"On n'est pas là pour mettre la pagaille, on veut discuter calmement", se réjouit Sylvie même si des doutes persistent sur les semaines et mois à venir. Isabelle, aide-soignante se dit exténuée par des nuits sans brancardier : "On est épuisé, on n'en peut plus. On n'a pas eu d'aide pour la première vague et là non plus. On va craquer".

Des renforts de personnels, il y en a eu aux urgences ce lundi 16 janvier. Yohan Pannetier dénonce un "coup de com'" : "Il y a eu une infirmière supplémentaire en journée et une aide-soignante. On ne va pas cracher dessus parce que ça fait du bien de pouvoir faire des soins correctement. Mais la seule explication qu'on voit à ce renfort, c'est la venue de TF1 pour un reportage". 

Des effectif en plus et de nouveaux locaux

Des soignants font part de leur lassitude après une grève entamée en mars 2019. "Rien ne change, confie Ingrid. On subit les locaux qui ne nous permettent pas de surveiller les patients", explique-t-elle. La direction a débloqué une enveloppe de 100.000 euros mais qui, par le biais du contexte sanitaire, n'a pour l'instant pas été utilisée. 

"On est prêts à laisser tranquille les locaux en l'état pour l'instant, réagit Ingrid mais il faut des moyens supplémentaires". Marina, à côté, hoche la tête : "Il faut des renforts pour pallier à cette défaillance architecturale. D'autant plus en période covid, on est explosés sur quatre zones dans un bâtiment qui ressemble à un labyrinthe, donc comment ne pas devenir dingue ?" La direction et le personnel en discuteront vendredi lors d'une nouvelle réunion.

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