Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

EN IMAGES - Quand le street art vient au secours de la planète

-
Par , France Bleu, France Bleu Paris

Vendredi 18 septembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis) est né un projet inédit : #loveplanet. Des oeuvres d'art signées des meilleurs artistes de street art de la planète pour donner les moyens à tous et à toutes de défendre des projets verts locaux.

La fine équipe de #loveplanet dont Cathy et YZ, vendredi 18 septembre à Montreuil lors du lancement de l'opération.
La fine équipe de #loveplanet dont Cathy et YZ, vendredi 18 septembre à Montreuil lors du lancement de l'opération. - Pascal Montary

Le street art comme moyen de défendre la planète. C'est l'idée originale et inédite de Cathy et YZ. La première est militante environnementale, notamment membre du collectif Extinction Rébellion, l'autre est artiste reconnue de street art. Vendredi 18 septembre, elles ont lancé à Montreuil (Seine-Saint-Denis) un concept unique. Mettre à disposition gratuitement de ceux et celles qui se battent pour l'environnement des affiches dessinés par 45 artistes de street art du monde entier. 

Le projet est soutenu par une douzaine d'associations vertes comme Bloom, Notre affaire à tous, Surfrider, Respire ou encore Solar Sound System. Pour les initiatrices du projet, une alliance des sciences et des arts est le meilleur chemin pour réagir et sauver le vivant. 

La philosophie de #loveplanet résumée en un slogan et une oeuvre de street art.
La philosophie de #loveplanet résumée en un slogan et une oeuvre de street art. - Pascal Montary

Il était une fois, deux voisines

Le projet #loveplanet est né à Montreuil l'hiver dernier en décembre. A l'époque Cathy et YZ sont voisines et amies depuis des années. Toutes les deux réfléchissent à un moyen de s'engager encore un peu plus pour la défense de l'environnement. Et aussi d'aider ceux et celles qui partout en France se battent contre la disparition de la biodiversité, les pesticides, l'élevage intensif... ou qui veulent bâtir un monde plus vert, plus solidaire, plus juste. Plus largement, leur désir est aussi de créer un élan, une envie qui fédère le plus de monde possible pour réparer notre petite planète déjà bien cabossée. 

D'où l'idée de Cathy et YZ de mettre dans un pot commun ce que chacune fait le mieux : Cathy milite depuis très longtemps dans le milieu associatif écolo et depuis quelques mois chez Extinction Rebellion et YZ est artiste de street art de longue date. 

Leur but : rapprocher ces deux univers pour les faire travailler ensemble au service de la défense de l'environnement. Les deux complices aidées de trois amies ont activé leur contact et le mouvement #loveplanet est devenu réalité. 

YZ, à la fois artiste de street art et cofondatrice de #loveplanet.
YZ, à la fois artiste de street art et cofondatrice de #loveplanet. - YZ

La création de #loveplanet 

L'artiste YZ a contacté des collègues artistes de street art via leur site ou leur Instagram. 45 artistes de renom de 14 nationalités différentes ont accepté de créer gratuitement des oeuvres qui seront utilisées par tout citoyen qui veut alerter sur une cause environnementale à défendre. 

En même temps, Cathy a sollicité les réseaux vert dans lesquels elle milite et d'autres associations pour qu'ils relaient et fassent connaitre cette autre forme de mobilisation. Là aussi carton plein avec déjà une douzaine d'associations qui s'impliquent dans #loveplanet. 

Mais si le projet est devenu réalité, c'est parce que les deux amies habituées à travailler avec des bouts de ficelle ont bossé pendant des mois dur et bénévolement. Et c'est aussi la philosophie de #loveplanet : pas un sou de budget que de l'énergie humaine. 

L'autre credo du mouvement : c'est "faire". Agir chacun à son niveau sans débauche de moyens, au contraire. Car elles sont persuadées que cette addition d'actions peut à force déplacer des montagnes. Tout comme, autre espoir, il peut être inspirant pour les associations et les media engagés. Et YZ d'ajouter que ces œuvres de street art ont aussi le pouvoir de créer un autre imaginaire. Et donc d'aider à dessiner un monde plus désirable car plus vert.    

Des oeuvres du bout du monde au service de causes vertes du bout de la rue.
Des oeuvres du bout du monde au service de causes vertes du bout de la rue. - Charles Levalet

#loveplanet : mode d'emploi 

Pour utiliser le projet #loveplanet, c'est tout simple. Il suffit d'aller piocher dans le gros catalogue d'oeuvres mises à disposition par les artistes. Vu la diversité des thèmes traités - des poissons aux arbres en passant par des images de terre asphyxiée ou crevassée - chacun peut trouver son bonheur. 

Après, il suffit d'imprimer au format désiré et de coller l'oeuvre sur le lieu de la mobilisation qui est organisée. Des collages que #loveplanet recommande de faire dans le respect de la loi. Et ce qui emballent Cathy et YZ et leur collectif qui est à 90% féminin, c'est que les premières petites pousses commencent à éclore en pulvérisant au passage la distance. Comme par exemple dans le Morbihan en Bretagne où les opposants à un projet de poulailler géant ont choisi l'affiche d'un poulet dessiné par Kosmic, un street artiste qui vit et travaille au Népal. 

Kosmic, un artiste népalais qui va servir en Bretagne à un collectif anti-poulaillers géants.
Kosmic, un artiste népalais qui va servir en Bretagne à un collectif anti-poulaillers géants. - Kosmic

Et la suite... 

#loveplanet rêve d'être utilisé, sollicité par le plus de personnes possible au service de la nature. Après des mois de travail acharné 100% bénévole, YZ dit maintenant vouloir laisser vivre le projet. Que chacun s'en empare et le décline au service de sa cause. Elle, qui après des années de vie en Afrique vient de s'installer en Bretagne et va retourner à sa création.

Cathy, elle, avoue que lâcher le bébé est forcément un peu difficile au plan des émotions. Mais elle a un espoir : que le projet à la manière de petites graines continue d'essaimer et de grandir partout dans le monde. En plus de l'acte militant, elle aimerait que ces collages soient des déclencheurs de conscience verte partout et surtout là où ne l'attend pas comme dans les petites rues, les cités, les villages...  

Et qu'à force, ces combats vert locaux fassent que la Terre soit soignée et un jour réparée. 

Le mouvement #loveplanet espère, comme les petites graines, que ses actions fleuriront partout.
Le mouvement #loveplanet espère, comme les petites graines, que ses actions fleuriront partout. - Russ
Choix de la station

À venir dansDanssecondess