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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : le Conseil scientifique dresse un "constat d'échec" du dispositif de quatorzaine

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Par , France Bleu

Le Conseil scientifique a dressé un "constat d'échec" du dispositif de quatorzaine. Il est trop peu respecté. Raccourcie à sept jours cette période d'isolement sera mieux acceptée et permettra d’être plus efficace contre la contamination indique l'avis rendu public mercredi.

Le Conseil scientifique dresse un "constat d'échec" du dispositif actuel de quatorzaine.
Le Conseil scientifique dresse un "constat d'échec" du dispositif actuel de quatorzaine. © Radio France - Martin Pinguet

Chargé de conseiller le pouvoir face à l'épidémie, le Conseil de défense recommande de revoir les modalités d’isolement dans son Avis n°9 du 03 septembre 2020. Ces préconisations seront étudiées vendredi 11 septembre 2020, lors d’un conseil de défense à l’Elysée.

Ecourter la quatorzaine à sept jours

Ce conseil de défense spécial Covid devrait entériner la décision de raccourcir la quarantaine à sept jours, pour laquelle le Conseil scientifique émet un avis favorable. Le ministre de la Santé Olivier Véran l’avait sollicité considérant que la période de 14 jours était "trop longue" au vu des dernières connaissances. La contamination est importante durant sept jours (entre les deux jours avant l’apparition des symptômes et les cinq jours suivant). Une durée d’isolement plus courte pourrait ainsi être davantage appliquée par la population. 

Peu de personnes respectent l’isolement

"Aujourd'hui peu de gens s'isolent" a regretté Laëtitia Atlani, anthropologue et membre du Conseil scientifique, mercredi au cours d'une conférence de presse en ligne. Certains refusent, en particulier les "asymptomatiques" en raison des "pressions liées à l'emploi", d'un "dispositif contraignant" ou encore la "crainte d'une ingérence des services de l'Etat dans la vie privée". 

Manque de communication

Le Conseil scientifique déplore aussi un manque de communication auprès du grand public sur les critères exacts de l'isolement et sur ses modalités. Attendre le résultat du test pour s’isoler "c'est presque trop tard". Il faut s'isoler dès les signes de suspicion or, beaucoup l’ignorent. 

Supprimer le délai de carence 

L'isolement n'empêche pas, quand l'activité le permet, de"télétravailler en l'absence de symptômes", a aussi précisé Laëtitia Atlani. Mais dans le même temps, le Conseil estime qu'il faudrait supprimer le "délai de carence" pour les salariés en arrêt de travail pour ce motif. Une "prime de compensation de perte de revenus pour les professions indépendantes" faciliterait le respect de l'isolement.

Mieux organiser l’isolement à domicile, avec livraison et soin

Face à l’échec des résidences dédiées comme les hôtels destinés aux quarantaines, le Conseil scientifique privilégie la mise à l'abri au domicile, "même si cela implique l'isolement de toute la famille". Il faudrait aussi prévoir "un service de prise en charge à domicile des besoins (nourriture, soins de santé, assistantes sociales, etc.) si nécessaire". 

Manque de financement

Le conseil déplore aussi l’absence de cahier des charges précis et d'un budget dédié à l'échelle nationale, faisant reposer l'organisation et le financement sur les collectivités locales. Ce qui s'est traduit par "une très forte hétérogénéité de la réponse selon les territoires", observe Laëtitia Atlani. 

Adhésion citoyenne, avant des mesures plus contraignantes

Dans un premier temps, le Conseil scientifique privilégie de "s'appuyer sur l'adhésion citoyenne" pour respecter cette période de mise à l'écart. Mais "_sans exclure que si la situation sanitaire le nécessitait, en particulier dans certaines régions_, on puisse passer à une situation de contrainte", a averti Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

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