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Santé - Sciences

Quatre raisons qui prouvent que l'épidémie de cryptosporidiose n'est pas terminée dans le bassin grassois

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

92 cas de cryptosporidiose, un parasite responsable d'infections diarrhéiques ont été identifiés. Or, une dizaine de nouveaux prélèvements sont à l'étude. Deux nouveaux cas sont avérés vendredi soir à Grasse. L'ARS ne peut encore prouver si c'est le réseau d'eau qui est à l'origine de l'épidémie.

Illustration de recherche en laboratoire
Illustration de recherche en laboratoire © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Grasse, France

Première raison : une dizaine de prélèvements de selles issus de patients habitants à Grasse ou dans les communes limitrophes sont en cours d'analyse par le Centre National de Référence de Rouen. C'est là-bas que sont adressées tous les prélèvements effectués par le laboratoire Bioesterel depuis fin octobre. "Des cas pour lesquels il y a des suspicions de cryptosporidiose, tous en provenance du bassin grassois" précise Loïc Favennec, le responsable du CNR. Vendredi soir encore, un laboratoire Bioesterel de Grasse nous indiquait l'apparition de deux nouveaux cas de cryptosporidiose dans leurs analyses. 

Depuis mi-novembre, de nombreuses personnes se plaignent de diarrhées, vomissements et fièvres. Les 92 cas identifiés avec certitude sont originaires de Grasse, Bar-sur-Loup, Mouans-Sartoux, Châteauneuf, Roquefort-les-Pins, Valbonne, Opio et le Rouret. L'Agence régionale de santé a publié un communiqué jeudi soir. Il est toujours impossible de mettre en cause officiellement l'eau potable. Elle parle d'une "suspicion de contamination" qui "se porte sur le secteur de Grasse, alimenté en eau par le canal du Foulon, qui aurait pu être contaminé suite à de fortes précipitations."

2ème raison, le parasite est contagieux 

Le germe est très transmissible précise l'Agence Régionale de Santé. "Il est recommandé à toutes les personnes malades ou en contact avec des personnes malades d'appliquer les mesures d'hygiène les plus strictes (lavage des mains...)" Ainsi, si de nouveaux cas se présentent, il sera difficile de savoir si ils ont été infectés directement avec le parasite (eau du robinet ?) Ou bien si c'est un autre malade qui leur a transmis. "On ne pourra pas savoir si les cas sont primaires ou secondaires," souligne Loïc Favennec du CNR. 

3ème raison, certains patients ne savent pas de quoi ils souffrent

A Grasse, beaucoup d'habitants se sont présentés dans les pharmacies ces derniers jours avec des symptômes de diarrhées, vomissements... Et se soignent simplement en achetant des médicaments. "Nous avons été en rupture de stock de Spasfon," explique Nicole Le Bail, pharmacienne à l'Herboristerie des quatre chemins. Ainsi, des cas de parasites peuvent 

4ème raison, la période d'incubation

La période d'incubation du parasite est de six à huit jours. Ainsi, de nouveaux cas pourront donc se déclarer dans les prochaines semaines. 

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