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Santé – Sciences

Quel avenir pour les maternités de Seine-Maritime : la ministre de la Santé Agnès Buzyn répond

samedi 13 octobre 2018 à 17:47 Par Sixtine Lys, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

De passage à la fac de médecine de Rouen pour rencontrer les internes, la ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est également exprimée sur la situation des maternités de la région. La maternité de Bernay, dans l'Eure, va fermer, et celle du Belvédère, à Mont-Saint-Aignan, est en difficulté financière.

La ministre de la Santé Agnès Buzyn et la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal étaient de passage à la fac de médecine de Rouen ce samedi 13 octobre.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn et la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal étaient de passage à la fac de médecine de Rouen ce samedi 13 octobre. © Radio France - Sixtine Lys

Seine-Maritime, France

Deux ministres étaient en déplacement à Rouen ce samedi 13 octobre : Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, et la ministre de la santé Agnès Buzyn. Elles ont rencontré les internes de l'Intersyndicale des internes (INSI), puis visité la maison de santé de Croisy-sur-Andelle. 

Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont répondu aux questions de l'Intersyndicale des internes. - Radio France
Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont répondu aux questions de l'Intersyndicale des internes. © Radio France - Sixtine Lys

La maternité de Bernay

A cette occasion, Agnès Buzyn s'est exprimée sur l'avenir de la maternité de Bernay, dans l'Eure, qui va fermer pour être remplacée par une maison périnatale, alors que la proximité était l'une des grands axes du plan santé. "Aujourd'hui, pour exercer une activité d'accouchement, _il faut un nombre minimal d'accouchement_. C'est le seuil d'activité nécessaire pour assurer la qualité des soins et éviter tout accident", a d'abord rappelé la ministre. L’établissement réalise environ 400 naissances par an.

"Ensuite, je tiens à rassurer les habitants. Les centres de périnatalité que j'ai vu fonctionner dans d'autres territoires font un travail extrêmement intéressant d'accompagnement des femmes avant et après l'accouchement. Et c'est souvent un gain pour les femmes. _Nous ne souhaitons pas déshabiller la proximité_. Nous souhaitons qu'elle fasse son travail de proximité, mais pas forcément tous les actes techniques."

La maternité du Belvédère

La ministre de la santé a aussi dit quelques mots sur la situation financière difficile de la maternité du Belvédère, à Mont-Saint-Aignan près de Rouen, alors qu'au même moment une manifestation des soignants et usagers de l’établissement se tenait. 

Axel et Jules, 18 et 17 ans, tous les deux nés au Belvédère, ont participé à la manifestation. - Radio France
Axel et Jules, 18 et 17 ans, tous les deux nés au Belvédère, ont participé à la manifestation. © Radio France - Sixtine Lys

200 personnes ont manifesté pour interpeller sur les menaces qui pèsent sur l'établissement : un possible rapprochement avec le CHU de Rouen, et la suppression d'un tiers des sages-femmes. Agnès Buzin dément : "Il y a eu l'inquiétude que le CHU mange le Belvédère, ce n'est pas du tout le cas. Aujourd'hui il y a simplement un accompagnement pour une bonne répartition des tâches et des missions. Le centre du Belvédère restera ce qu'il est, c'est à dire un hôpital qui a toute sa place dans le territoire. _Il n'y a pas d'inquiétudes à avoir_."

Il y a eu l'inquiétude que le CHU mange le Belvédère, ce n'est pas du tout le cas."

La ministre de la santé a rappelé que l'Agence régionale de santé accompagne ces transformations qui sont réelles dans tous les hôpitaux de France. "Il n'y a pas de problème particulier en Normandie. Aujourd'hui, tout le tissu hospitalier se restructure avec des hôpitaux de proximité qui sont renforcés pour certaines mission de proximité. Au contraire les actes plus techniques sont basculés ailleurs. Ça se fait partout en France, _il faut juste l'accompagner pour que les professionnels ne se sentent pas en danger_, et que la population comprenne bien qu'elles vont avoir accès au soin partout."