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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reconfinement : "Les soignants ne vont pas avoir le choix, ils vont devoir tenir"

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

En annonçant un reconfinement de la France à partir de ce vendredi, Emmanuel Macron espère ralentir la propagation du virus. Réaction du Professeur Laurent Andreoletti, chef du laboratoire de virologie au CHU de Reims.

L'hôpital Sebastopol (CHU de Reims)
L'hôpital Sebastopol (CHU de Reims) © Radio France - Sophie Constanzer

Dans la Marne et les Ardennes, cela fait plusieurs jours que les lits de réanimation sont occupés à plus de 60% dans nos hôpitaux. Le taux d'incidence du virus ne cesse de progresser.  D'après les chiffres publiés par l'Agence régionale de santé mercredi, il reste plus élevé dans les Ardennes que dans la Marne avec 365 nouveaux cas pour 100 000 habitants sur 7 jours.  Ce taux d'incidence est de 290 dans la Marne.

Pour le Professeur Laurent Andréoletti, chef du laboratoire de virologie au CHU de Reims, "ces mesures sont nécessaires. On est passés en quinze jours de 157 morts par jour à 500 décès quotidiens et les lits en réanimation sont de plus en plus sollicités alors si on n'avait rien fait, ces chiffres auraient encore augmenté ce qui n'est pas acceptable dans un pays moderne comme la France.

Si on ne casse pas la dynamique de l'épidémie, on court à la catastrophe 

Le reconfinement de la France , même s'il est difficile à accepter pour beaucoup est vraiment necessaire. Le Professeur Andréoletti reconnait que la tension se ressent déjà fortement dans les services de réanimation.  Les patients qui arrivent dans les services d'Urgences sont de plus en plus nombreux également. Même chose pour les patients admis en maladie infectieuses. Et la conclusion c'est que ces patients là aujourd'hui sont les patients de la réanimation de demain.

Le Professeur Laurent Andréoletti, chef du laboratoire de virologie au CHU de Reims

Les soignants dans nos hôpitaux vont donc devoir s'accrocher d'après Laurent Andréoletti, ils sont déjà épuisés par la première vague du Coronavirus.  Une fatigue psychologique et puis il y a aussi le fait qu'ils vont devoir s'adapter encore à de nouvelles situations. Le virologue espère aussi qu'il "n'y aura ni pénurie de masques, de tests ou de médicaments mais de toute façon, il faudra tenir, on a pas le choix".

L'évolution du taux d'incidence dans la Marne et les Ardennes : une hausse très nette depuis le début du mois d'octobre :

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