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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reconfinement : les Alpes-Maritimes fixées lundi sur leur sort, le reste du pays retient son souffle

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu, France Bleu Azur

Les Alpes-Maritimes seront fixées ce lundi midi sur la nature des "mesures supplémentaires" préconisées par le ministre de la Santé pour endiguer l'épidémie de Covid-19, très virulente dans le département. Au niveau national, "la tendance n'est pas bonne" selon Olivier Véran.

Olivier Véran et Christian Estrosi sur la Promenade des Anglais à Nice le 20 février
Olivier Véran et Christian Estrosi sur la Promenade des Anglais à Nice le 20 février © AFP - Valéry Hache

De nouvelles mesures pour endiguer la propagation du coronavirus dans les Alpes-Maritimes seront annoncées ce lundi. Le préfet des Alpes-Maritimes va en effet tenir un point presse à 12h. Le taux d'incidence est en effet particulièrement élevé à Nice, avec plus de 700 cas positifs pour 100.000 habitants, soit plus de trois fois la moyenne nationale (190), dans un contexte de circulation accrue du variant britannique, plus contagieux. Selon Rémi Salomon, président de la commission médicale de l'AP-HP, "l'épidémie est hors de contrôle" dans le département, où le taux d'incidence dépasse les 600 cas pour 100.000 habitants.

Vers un retour à la règle des 100 km ?

Lors de la réunion entre les élus locaux et le préfet, "il y a eu deux consensus", rappelle Marine Bernier, "à la fois celui de reconnaître que notre situation humanitaire était très lourde et extrêmement dramatique". L'autre consensus "portait sur la nécessité d'éviter à tout prix que des personnes rentrent dans le département ou que les Niçois et Maralpins puissent quitter le département". Un "crève-cœur". Les élus locaux ont demandé "le rétablissement de la règle des 100 km telle qu'elle avait été édité lors du premier confinement". Concernant l'interdiction d'entrer dans le département, Marine Bernier n'est "pas certaine qu'elle sera adoptée, même si, pour le coup, elle faisait l'objet du consensus de l'ensemble des élus locaux. Je ne sais pas si l'état d'urgence sanitaire nous permettra de prendre ce genre de mesure"

L'hypothèse d'un reconfinement localisé le week-end a bien tenu la corde ces deux derniers jours. Il s'agirait d'une première en métropole mais pas en outre-mer puisque Mayotte vit une telle situation depuis le 5 février. "Un confinement ciblé sur le week-end et uniquement sur la zone urbaine, à savoir le littoral" faisait partie des propositions des élus locaux indiquait dès samedi Alexandra Valetta-Ardisson, députée LREM des Alpes-Maritimes, avec aussi "le port du masque généralisé sur l'ensemble du territoire, le renforcement des contrôles", un durcissement de "la jauge pour les centres commerciaux" et "l'interdiction des entrées dans le département, sauf motif impérieux". Les élus avaient toutefois indiqué qu'ils ne souhaitaient pas de reconfinement général.

"La décision est quasi arrêtée. On s'avance vers un confinement le week-end." (Eric Ciotti)

Le député LR Eric Ciotti assurait même ce dimanche dans Nice-Matin que "la décision est quasi arrêtée" pour un reconfinement les samedis et dimanches des communes allant de Menton à Théoule-sur-Mer. Cette option a les faveurs du maire LR de Nice, pour décourager l'afflux de touristes. Christian Estrosi demande également à Gérald Darmanin "des renforts de police nationale" dans sa ville. Mais d'autres élus du littoral ne l'entendent pas de la même oreille, comme le maire LR d'Antibes Jean Leonetti qui réclame plutôt "des dotations plus importantes" en vaccin, "seule façon de lutter contre la pandémie"

Même constat pour Jean Léonetti, le maire LR d'Antibes, invité ce lundi sur franceinfo : "J'aimerais bien me tromper, mais la concertation qu'il y a eu avec le ministre et avec le préfet laisse penser que la décision est déjà prise." Selon lui, "ce qu'il faut faire c'est vacciner" et Jean Léonetti de dénoncer "un retard dans la vaccination" en France. Le maire d'Antibes préférerait que "dans certaines régions où il y a très peu de contaminations, on vaccine moins rapidement que dans les endroits où on se trouve débordé, comme c'est le cas sur la métropole niçoise." En attendant un éventuel re-routage des vaccins, l'élu espère que la jauge d'accueil des client sera limité dans les grandes surfaces et que des contrôles avec tests PCR seront exigés à l'aéroport de Nice.

Quid de la Moselle, du Nord et de l'Île-de-France ?

En Moselle, bientôt classée comme zone à haut risque par l'Allemagne et qui connaît également une flambée de l'épidémie, le ministre de la Santé avait évoqué la possibilité d'un reconfinement local mi-février, mais elle n'avait pas été retenue. "Je n'ai pas très bien compris pourquoi la Moselle n'en avait pas fait plus, parce que le risque est élevé de voir arriver ce variant sud-africain" dans l'ensemble du pays, s'étonnait samedi soir Rémi Salomon, de l'AP-HP, évoquant une situation très fragile également dans le Nord et en Île-de-France. Pour lui, "on est aujourd'hui au pied du mur" et un reconfinement national "va arriver"

L'ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy propose lui aussi, dans un entretien au JDD, "un confinement strict de quatre semaines pour (...) reprendre le contrôle de l'épidémie", grâce à des dépistages ciblés et un isolement plus coercitif "si la prévention ne marche pas". Au niveau national, la tendance sur les trois derniers jours "n'est pas bonne", a reconnu samedi Olivier Véran, avec "plus de 3.000 cas supplémentaires" vendredi "par rapport au vendredi de la semaine précédente".  

Selon des parlementaires de la majorité, qui ont participé vendredi à une vidéo-conférence avec le président de la République, l'Élysée se donne huit à dix jours pour décider si les contraintes actuelles doivent être relâchées ou resserrées. 

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