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Dossier : Coronavirus Covid-19

Covid-19 : remise de fausses médailles de la légion d'honneur par la CGT au personnel hospitalier du Mans

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Par , France Bleu Maine

Journée nationale d'action de la CGT Santé ce jeudi 21 janvier. Au Mans, le syndicat avait organisé des remises de médailles fictives aux employés de l'hôpital qui sont en première ligne depuis mars dernier. Une vingtaine de militants de la CGT étaient réunis devant l'hôpital.

Ce jeudi 31 janvier, la CGT a fait de plusieurs salariés de l'hôpital du Mans de faux chevaliers de la légion d'honneur.
Ce jeudi 31 janvier, la CGT a fait de plusieurs salariés de l'hôpital du Mans de faux chevaliers de la légion d'honneur. © Radio France - Claire Checcaglini

Infirmiers, aides-soignantes, sage-femme, tous décorés d'une médaille en papier. Afin de faire valoir le mérite des salariés de l'hôpital pleinement mobilisés lors de la crise du Covid-19 depuis mars dernier, la CGT a décidé ce jeudi de faire de chacun d'entre eux un chevalier fictif de la légion d'honneur. Pour le syndicat, il s'agit ainsi de dénoncer le "manque de considération des pouvoirs publics" envers celles et ceux qui se sont démenés depuis 11 mois. 

Parmi ces médaillés d'un jour : Chantal Plu, aide-soignante de 56 ans dont 37 passés au chevet des malades. En mars, le service de médecine ambulatoire dans lequel elle travaille s'est transformé en service "Covid". Elle explique ne pas mériter de distinction mais être fière du travail qu'elle accomplit chaque jour auprès des patients. "J'ai choisi mon métier", annonce-t-elle. Aucun regret donc, pas même celui d'avoir raté le concours d'école d'infirmière. Mais de fortes inquiétudes à quelques années de la retraite pour ceux qui vont lui succéder. 

Le gouvernement doit nous donner un coup de pouce salarial. Autrement, un jour on ne trouvera personne pour continuer notre métier.

Aujourd'hui, Chantal Plu travaille à 90% et gagne environ 1.800 euros nets. Mais ce qui a été le plus dur ces derniers temps n'avait rien à voir avec sa rémunération. L'épidémie de coronavirus l'a replongée trente ans en arrière dans une réalité dramatique : "J'avais l'impression que nous étions revenus au temps des premiers cas de Sida. On ne connaissait rien au virus. Les gens mourraient seuls dans leur chambre. sans leur famille.

Les yeux de Chantal rougissent. "Je suis toujours chagrinée", dit-elle pudiquement. Alors la première revendication qui lui vient à l'esprit  avant même un meilleur salaire, c'est d'avoir plus de temps pour chaque patient

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