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Rennes : la crise du Covid-19 augmente le mal-être général constatent les psychologues

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Par , France Bleu Armorique

Couvre-feu, télétravail, cours en distanciel, les mesures restrictive liées au Covid-19 ne sont pas sans conséquences sur nos équilibres psychologiques. C'est ce que constatent à Rennes, ces psychologues et psychothérapeutes.

Catherine Gelineau, psychologue, Jean-Pierre Allais et Hélène Genet, psychothérapeutes
Catherine Gelineau, psychologue, Jean-Pierre Allais et Hélène Genet, psychothérapeutes © Radio France - Céline Guétaz

La crise sanitaire avec ses mesures restrictives provoque de véritables déséquilibres chez les patients qui consultent les cabinets de psy à Rennes. Ces patients, qui pour certains prennent rendez-vous pour la première fois, présentent des douleurs physiques et psychiques "cela passe parfois par le corps, mais ça peut être aussi des tensions, des crises d'angoisse, de l'anxiété, des sentiments d'ennui, de dévalorisation de soi, de solitude" indique Catherine Gelineau, psychologue clinicienne. L'absence de repères en raison des changements d'habitude de vie, d'étayages essentiels, vont bousculer les équilibres dans la famille ou le couple. "j'ai une patiente, prof de fac, qui ne donne plus de cours en présentiel depuis un an. Elle souffre de ne plus voir ses collègues, elle se sent seule. Le matin, lorsqu'elle se lève, elle va de a cuisine au salon pour effectuer son travail. Le fait d'être toujours chez soi peut être très pesant, et entrainer des relations conflictuelles avec le conjoint, des tenions qui n'existaient pas avant la crise sanitaire" raconte la psychologue. L'absence de moment de convivialité avec les collègues est également difficile à vivre "tout ce qu'on se dit à la pause café n'existe plus" souligne la professionnelle. 

Des limites qui ne sont plus claires pour les enfants

Lors du premier confinement, les limites étaient parfaitement définies, "mais depuis, ces limites ne sont plus aussi claires et c'est déstabilisant, notamment pour les plus jeunes" indique Jean-Pierre Allais, psychanalyste, spécialiste des enfants. "On a vu des enfants qui se mettaient à prendre du poids. Des enfants qui n'ont plus d'activités sportives extra-scolaires et pour qui, _les écrans sont la seule réponse à l'ennui"_. Le psychothérapeute met en garde contre cet usage excessifs des écrans "qui génère encore plus de conflit avec les parents qui ne savent plus comment gérer". 

Des étudiants en grande souffrance, y compris chez les bons élèves

Chez les étudiants, et notamment ceux en faculté qui n'ont plus de cours en présentiel depuis des mois, la situation est très préoccupante. Hélène Genet est psychothérapeute à Rennes, elle reçoit essentiellement des étudiants et elle constate leur grande détresse aujourd'hui   "j'ai vu des étudiants travailleurs, qui ont beaucoup donné d'eux-mêmes, mais qui aujourd'hui n'en peuvent plus". La spécialiste décrit des symptômes "d'effondrement avec jeunes gens en pleurs, à n'importe quel moment de la journée". Ces étudiants restent "prostrés devant leur écran et n'arrivent plus à travailler". 

La psychothérapeute  souligne le double discours "on leur dit, tout est normal, vous avez des cours, des examens, vous devez chercher des stages. Dans le même temps, la situation qu'ils constatent est tout l'inverse. "Ils finissent pas se dévaloriser, se trouver nul".  La psychothérapeute estime qu'il faut agir vite. Elle propose des consultations au tarif de 20 euros pour les étudiants. 

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