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"On reste sur le qui-vive", le CHU de Toulouse encore très prudent face à l'épidémie de Covid-19

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Par , France Bleu Occitanie

Les derniers chiffres de l'épidémie de coronavirus dans la région Occitanie laissent espérer un léger mieux. Mais pas encore assez net pour les soignants du CHU de Toulouse, qui continuent de travailler à flux tendus.

Le service des maladies infectieuses au CHU de Toulouse.
Le service des maladies infectieuses au CHU de Toulouse. © Radio France - Marius Delaunay

On pourrait penser à une embellie de la situation selon les derniers chiffres. En tout cas, le nombre de patients hospitalisés se stabilise un peu partout en France, et l'Occitanie n'est pas une exception.

On compte par exemple un peu plus de 400 hospitalisations en Haute-Garonne, un chiffre qui tend à se stabiliser mais qui n'est pas encore signe de décrue de l'épidémie. C'est en tout cas l'avis des personnels soignants du CHU de Toulouse, plus que jamais vigilants. 

Des flux tendus

Au mardi 18 novembre, on compte ainsi 44 patients Covid+ placés en réanimation au CHU de Toulouse. Les entrées de nouveaux patients dans le service sont moins nombreuses qu'il y a quelques semaines, mais la baisse n'est pour l'instant pas assez significative pour le personnel. 

Elle ne l'est pas non plus dans les autres services qui sont en première ligne du combat contre l'épidémie. Il suffit en effet de se rendre au service des maladies infectieuses, séparé du service réanimation par un simple couloir, pour se rendre compte de la réalité de terrain : les personnels soignants sont toujours aussi sollicités qu'au plus fort de la crise sanitaire. 

Des renforts de partout

Au service infectiologie par exemple, le nombre de chambres de soins intensifs pour les patients Covid+ est passé de six à huit, "un effort conséquent, un tiers de chambres en plus pour des patients qui suivent un traitement lourd" rappelle Anne-Sophie Bachelier, cadre de santé au service infectiologie. 

Avec ces chambres en plus, d'autres personnels venus d'autres services sont également venus en renfort. Mais les chambres ne désemplissent pas pour l'instant, et la charge de travail reste la même. "Pour ce qui est des plannings, j'ai encore bien du mal à savoir comment on pourra se projeter dans les quinze jours qui viennent", rappelle Anne-Sophie Bachelier. "Il faudra encore du temps, certainement jusqu'au mois de décembre pour voir de vrais signes d'accalmie"

"On a augmenté le nombre de lits et le personnel pour accueillir des patients et le service est plein en permanence. On est encore en plein feu, et on espère diminuer l'activité Covid, puisqu'il y aussi l'activité habituelle à côté, d'ici deux à trois semaines". - Le professeur Guillaume Martin-Blondel, infectiologue au CHU de Toulouse. 

Et pour les soignants, la décrue ne sera réellement visible que si les mesures sanitaires et les règles du confinement continuent d'être respectées dans les semaines à venir. 

C'est aussi la spécificité de cette deuxième vague pour certains professionnels du CHU de Toulouse : la première a monté en flèche avant de baisser de manière plus rapide. La deuxième suit davantage une logique "d'escalier", avec une période de stabilisation du nombre de cas et d'entrées à l'hôpital... Avant peut-être une accalmie. 

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