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Dossier : Coronavirus Covid-19

Restrictions à la frontière allemande : "la situation est compliquée aussi pour les décès" en Moselle

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Conséquence inattendue des restrictions de déplacement en Allemagne, les Mosellans près de la frontière ne peuvent plus faire incinérer leurs défunts au crématorium de Sarrebruck, le plus proche. Les délais s'allongent côté français et les communes doivent entreposer les corps plusieurs jours.

Un crématorium à Saint-Etienne (Illustration)
Un crématorium à Saint-Etienne (Illustration) © Maxppp - Remy Perrin

Au delà des travailleurs frontaliers, des élèves et enseignants franco-allemands, les restrictions de déplacements des Mosellans en Allemagne ont une autre conséquence : cela concerne les décès. Si le défunt a demandé une crémation (ce qui est de plus en plus le cas), les familles de Moselle-Est peuvent très difficilement se rendre dans le crématorium le plus proche, celui de Sarrebruck, en Sarre. Car depuis que Berlin a placé la Moselle en zone d'alerte maximale lundi dernier, impossible de passer la frontière allemande sans un test PCR contraignant de moins de 48h. Et actuellement, il y a un temps d'attente de presque une semaine pour une crémation côté français. 

Nous avons eu un décès la semaine dernière et le corps a dû rester presque une semaine dans notre dépositoire - Le maire de Spicheren

Dans les petites communes qui ne disposent pas de morgue, il faut donc entreposer le corps dans un local municipal appelé dépositoire mais c'est compliqué explique Claude Klein, le maire de Spicheren, 3400 habitants, juste à côté de la frontière allemande : "Comme on ne peut plus se rendre au crématorium de Sarrebruck, le plus proche, les délais s'allongent pour les familles qui souhaitent une crémation en France. Nous avons eu un décès la semaine dernière dans le village et le corps a dû rester presque une semaine dans notre dépositoire, si la situation se prolonge, ça va être compliqué."

Le maire de Spicheren, Claude Klein : "La situation est compliquée"

Certaines familles font quand même appel au crématorium le plus proche, à Sarrebruck mais dans ce cas-là, ce sont des Allemands qui passent la frontière pour venir chercher le défunt. "Les gens côté français ne veulent pas passer la frontière s'ils doivent se faire tester tous les deux jours, il y a eu la manifestation des frontaliers samedi, on voit que cette situation ne convient pas à grand monde", conclut le maire de Spicheren. 

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