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Santé – Sciences

Réunion de crise sur les chenilles processionnaires à la sous-préfecture de Thionville

mardi 5 juin 2018 à 18:31 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Lorraine Nord

Les chenilles processionnaires continuent de faire parler d'elles. Elles ont même provoqué une réunion de crise ce mardi matin à la sous-préfecture de Thionville pour trouver des solutions.

Les chenilles processionnaires du chêne ont des poils très urticants.
Les chenilles processionnaires du chêne ont des poils très urticants. © Radio France - François Pelleray

Moselle, France

Réunion crise à la sous-préfecture de Thionville ! Tout ça, à cause de petites bestioles : les chenilles processionnaires du chêne. France Bleu Lorraine vous en parlait : elles font vivre un enfer aux habitants de Guénange, Bertange ou Bousse depuis quelques semaines. Leurs poils qui volent au vent font des boutons impressionnants qui grattent, comme une varicelle. A tel point donc que le sous-préfet a organisé une réunion d'urgence ce mardi matin avec l'agence régionale de santé (ARS), l'office national des forêts (ONF) et les maires concernés. Ils ont étudié toutes les solutions possibles pour se débarrasser des chenilles, car bonne nouvelle : il y a des solutions.

Brûler les nids un par un

Mauvaise nouvelle en revanche : c'est râpé pour cette année. Vu le cycle des chenilles, il aurait fallu s'en occuper début mai, quand elles n'étaient encore que des larves. Aujourd'hui, il n'y a plus grand chose à faire : il faudrait brûler les nids mais ce n'est raisonnablement pas faisable dans toute une forêt, ou convoquer la pluie qui fait tomber au sol les poils urticants des chenilles. Seuls moyens de se prémunir des chenilles : éviter les forêts de chênes et se couvrir de manches longues. Des conseils de prévention que l'ARS de Moselle a rappelé aux maires de communes, précisant qu'en cas de symptômes plus graves que des démangeaisons cutanées, il faut consulter un médecin.

Une demande de dérogation d’épandage pour l’an prochain

Mais pour que cette galère ne recommence pas l'an prochain, il y a bien des solutions techniques. La plus radicale, c'est l'abattage. Si ces chênes ne sont pas particulièrement importants ou en mauvaise santé alors autant les couper pour replanter des arbres qui attirent moins les chenilles. Sinon, il y a le traitement chimique des nids. Sauf qu'il tue toutes les autres bêtes alors il faut peser le pour et le contre et c'est d'ailleurs pour ça que le maire de Guénange ne l'a pas fait cette année. Surtout qu’en France l'épandage aérien est interdit, il faudrait donc que les maires fassent une demande de dérogation au préfet pour répandre le produit sur la forêt entière. 

Pas sûre qu’une telle dérogation soit accordée… Les chenilles ne sont pas considérées comme un problème de santé publique, pour l’instant. Trop peu de zones sont concernées et il n’y a eu aucun signalement de cas graves par les médecins. Les démangeaisons sont pénibles, on est d'accord, mais pas dangereuses !