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Santé – Sciences

Roubaix : un centre médical associatif ouvre dans le quartier de l'Alma

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Par , France Bleu Nord

Dans le quartier de l'Alma à Roubaix (Nord), qui souffre de désertification médicale, un centre regroupant six médecins généralistes vient d'ouvrir ses portes.

Le centre médical est ouvert du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi jusqu'à 12h.
Le centre médical est ouvert du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi jusqu'à 12h. © Radio France - Nathalie Col

Roubaix, France

Un centre médical associatif vient d'ouvrir ses portes, rue de l'Alma à Roubaix (Nord), dans un quartier qui fait face à la désertification médicale. Jusqu'à présent, les malades sont obligés d'aller aux urgences quand ils ne peuvent pas voir de médecin dans un délai suffisamment rapide.

Six généralistes salariés sont installés dans ce centre médical. Les consultations auront lieu du lundi au vendredi, de 8 à 20 heures, et le samedi jusqu'à 12 heures.

Laurent Taleux, pharmacien installé depuis trente ans dans le quartier, est à l'origine de ce projet. Il a vu l'Alma perdre huit généralistes en moins de dix ans. Après un premier projet avorté en 2016, il a convaincu six médecins de s'installer ensemble. Cinq sont de jeunes docteurs "enthousiastes et très investis", le dernier est un généraliste bien connu du quartier pour y avoir exercé la majeure partie de sa carrière. "Dans quatre ou cinq ans, de nombreux médecins vont partir en retraite. Ils ne seront pas remplacés. S'il n'y a pas des structures comme celle que je suis en train de créer, _on part à la catastrophe_", s'inquiète Laurent Taleux.

Ouvrir en partie le week-end est absolument nécessaire, explique le pharmacien. "Je suis en première ligne pour le voir, et le samedi, on est totalement démunis face à la demande des patients qui voudraient que l'on s'occupe notamment des enfants qui ont de la fièvre ou des bronchites. On est obligés de renvoyer ces personnes vers les urgences".

Chaque semaine, les médecins réserveront deux heures de leur temps pour des actions sociales, faire par exemple de la prévention dans ce quartier défavorisé, "du suivi thérapeutique, du contrôle de vaccination ou des petits soins pour des personnes qui ne seraient pas assurées si cela devait se produire", précise Laurent Taleux. 

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