Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences DOSSIER : Journée spéciale - Le don d'organes, Tous donneurs, tous receveurs

Rouen : baisse du nombre de donneurs d'organes au CHU

A l'occasion de la journée nationale spéciale don d'organes sur France Bleu et France 3, nous poussons les portes du service de coordination des prélèvement du CHU de Rouen. Un service particulier où les refus de dons deviennent très réguliers.

Les organes sont transportées dans une glacière.
Les organes sont transportées dans une glacière. © Maxppp - PHOTOPQR/L'ALSACE

Rouen, France

Des transplantation d'organes, le CHU de Rouen en réalise entre 100 et 150 par an. A chaque fois, c'est une organisation millimétrée qui s'impose. Le patient en état de mort cérébrale à Rouen est rejoint par une équipe venant de l'hôpital receveur. Dès l'opération débutée, il faut faire vite : un cœur ne survit que quatre heures en-dehors d'un corps. Six heures pour un poumon, douze heures pour un foie et vingt-quatre heures pour un rein. 

Il faut donc rejoindre l'hôpital où se situe le receveur le plus vite possible. Par voiture, train ou même avion. Une compagnie aérienne privée s'occupe du transport d'organes. "On est en contact constant avec l'aéroport", confirme Caroline Police, infirmière à la coordination des prélèvement d'organes du CHU. 

Un organe ne doit pas être perdu." Caroline Police, infirmière

Pour ces transports, pas le droit à l'erreur. Le moindre retard peut être préjudiciable. _"_Nous avons déjà eu des avions qui ne pouvaient pas atterrir à cause de la météo, développe Caroline Police. Dans ces cas-là, soit un peu attendre un peu à l'hôpital, soit on change de receveur. Un organe ne doit surtout pas être perdu.

Un organe d'autant plus précieux que les refus de dons s'accumulent. Depuis la refonte de la loi sur le sujet en 2017, de plus en plus de personnes sont inscrites sur le registre national des refus, en prenant conscience qu'ils étaient présumés donneurs. 

Des refus suite à une refonte de la loi

"Les gens ont été mieux informés, et tant mieux, c'est légitime, explique le docteur Edgar Menguy, responsable de l'unité de coordination de prélèvement. Mais beaucoup de personnes refusent catégoriquement maintenant. _On explique les conditions du prélèvement, le respect accordé au corps, l'anonymisation du don_, mais il n'y a rien à faire.

Des refus qui s'expliquent par la médiatisation de la refonte de la loi, selon Séverine Dauxere, infirmière coordinatrice référente : _"_Il y a eu un certain nombre de fausses informations qui ont dit qu'on allait prélever quoiqu'il arrive les organes de la personne décédée, ne rien dire à la famille, alors que c'est totalement faux."

Il y a deux ans, 20% des personnes avaient exprimé leur refus d'être donneuses à Rouen, aujourd'hui le chiffre monte à près de 40%, un chiffre conforme à la moyenne nationale. 

Choix de la station

France Bleu