Santé – Sciences

Saint-Etienne : un centre référent unique en France sur les troubles du comportement alimentaire

Par Anne-Laure Bousiges, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 12 octobre 2015 à 19:57

Le professeur Bruno Estour
Le professeur Bruno Estour

Saint-Étienne devient le centre référent des Troubles du Comportement Alimentaire (TCA). Un centre unique en France qui a fait des "petits" comme à Grenoble et à Lyon. Le centre est installé à l'hôpital Nord. Il s'agit d'un lieu uniquement pour des consultations.

Triple objectifs de ce centre :

  • réduire les délais avant d'obtenir une consultation ( de 6/4 mois à 15 jours)

  • Aider les médecins de famille qui ont souvent du mal à faire passer le message de la maladie auprès de la famille et du patient

  • Et puis continuer des recherches poussées sur l'anorexie.

Il y aura donc désormais un guichet unique, un numéro unique que peuvent joindre les associations de familles d'anorexiques ou encore les médecins traitants qui ne savent plus comment aider leurs patients dans la prise en compte de la maladie. Le CHU de Saint-Étienne est d'ailleurs l'hôpital qui a publié les plus d'articles sur l'anorexie dans les revues médicales internationales. En France, entre 0,5 et 3% de la population souffre d'anorexie (et 4% de ces anorexiques meurent).

Le centre référent des TCA, un centre unique en France

Une fois que les patients ont décidé de se soigner, ils serons suivi pendant quatre ans

Odile Richard Colmant, est pédiatre au CHU de Saint-Étienne. Elle travaille dans ce centre référent des troubles alimentaires, des troubles de plus en plus précoces dès 8-9 ans avec des conséquences particulièrement graves sur la santé de ces jeunes patients.

Odile Richard Colmant du service pédiatrie de Saint-Etienne

Une vingtaine de patients a pu avoir une consultation dans ce centre depuis 15 jours, il devrait y en avoir au moins 300 sur un an

Selon une étude menée il y a plus de dix ans dans la Loire et la Haute-Loire, sur 20.000 filles interrogées en 3ème et en 2nde, plus de 90% d'entre elles se posent des questions sur leurs poids, 1% d'entre elles tomberont dans l'anorexie.