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Dossier : Coronavirus Covid-19

Saint-Nazaire : épuisés, les soignants du service de réanimation en grève ce mardi

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Par , France Bleu Loire Océan

De nombreux soignants du service de réanimation de l'hôpital de Saint-Nazaire sont en grève ce mardi 11 mai comme dans de nombreux hôpitaux français. Epuisés après une année difficile en raison de la crise sanitaire, ils réclament une meilleure formation, plus de moyens humains et financiers.

Les personnels de réa demandent plus de moyens et de reconnaissance
Les personnels de réa demandent plus de moyens et de reconnaissance © Radio France - Richard Vivion

Dans de nombreux hôpitaux, les soignants des services de réanimation sont en grève ce mardi pour réclamer plus de moyens. Evidemment, les services vont continuer à fonctionner avec du personnel réquisitionné. Epuisés, les soignants demandent plus de personnel, une meilleure formation et une revalorisation des salaires. Un rassemblement est organisé à Nantes ce mardi  après-midi. Les infirmiers et aide-soignants de réa se rendront du CHU jusqu'aux locaux de l'ARS, l'Agence Régionale de Santé.  

Après les applaudissements, la reconnaissance

A l'hôpital de Saint-Nazaire, le service qui compte habituellement 12 lits de réa en totalise en ce moment 18. La troisième vague, qui n'est pas finie, est la plus dure pour le personnel du service qui est épuisé après un an de crise sanitaire. Les applaudissements pour remercier les soignants semblent bien loin. Même si la région n'a pas été la plus touchée par la pandémie, l'année a été difficile. Le personnel venu en renfort n'est pas suffisamment formé regrette Sabrina, aide-soignante depuis 19 ans : "On a été en difficulté car les renforts n'étaient pas formés. Donc quand on entend aux informations qu'une formation de deux jours pour un patient qu'il faut mettre sur le ventre suffit, c'est juste impossible. Même actuellement, la formation des infirmières qui est de un mois, ce n'est pas suffisant. Heureusement on est une équipe solidaire et on ne laisse jamais une fille toute seule. Mais là, c'était une charge de travail en plus" déplore l'aide-soignante .

On voudrait la création d'un pool d'aide-soignants et d'infirmiers formés pour ne pas avoir sans cesse à revenir sur nos repos, pour pouvoir souffler. Qu'il y ait des gens autonomes, efficaces pour pouvoir prendre la relève" Emeline, infirmière depuis 12 ans

Beaucoup de stress

Tous les soignants évoquent aussi un service où le stress est permanent, où les alarmes fonctionnent quasi en continu. Infirmière, Amélie espère que la spécificité de la réa sera enfin reconnue : " On a des patients dont l'état peut se dégrader d'un instant à l'autre, qu'il faut surveiller sans cesse. Il y a des machines, des respirateurs, des appareils de dialyse. Et puis, il ne faut pas oublier les familles. Elles ont besoin de voir qu'on ne fait pas que des gestes techniques, on travaille avec de l'humain". 

La grande satisfaction pour Amélie et ses collègues, c'est quand un ancien patient revient dans le service pour les remercier de l'avoir soigné.

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