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Saison des grippes : le marché de l'automédication en baisse

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Par , France Bleu Touraine

Le virus de la grippe devrait diminuer cette semaine, l'épidémie a atteint son pic en février. Comment se soigner ? En France, l'automédication, prendre des médicaments sans ordonnance, représente 12.9% du marché total des médicaments. Un marché en baisse.

Illustration pharmacie
Illustration pharmacie © Maxppp - Alexis Sciard/IP3 PRESS

Ca y est, le réseau Sentinelles de recherche et de veille sanitaire assure que le virus de la grippe devrait continuer à diminuer cette semaine, l'épidémie a atteint son pic en février. L'Indre-et-Loire est en zone orange avec 350 cas pour 100 000 habitants. Environ 2 800 personnes sont mortes de la grippe cet hiver en France. 

Alors, état grippal : le réflexe, médecin ou médicaments ? En France, l'automédication représente en France 12,9 % de la part de marché total des médicaments. L'automédication : cela consiste à prendre des médicaments sans ordonnance. Un marché tout de même en recul de 4,6% en 2018 par rapport à 2017, la grippe étant arrivée début 2019..

Rhume, maux de gorge, mal de tête... des symptômes classiques en cette période qui font que Isabelle ne se déplace pas chez le médecin pour si peu. "Normalement avec le doliprane ça passe donc c'est plus simple que d'aller chez le médecin, de prendre rendez-vous, de payer la consultation... juste pour avoir une ordonnance quoi. Pour les petits bobos, je préfère aller acheter ma boite de médicaments."

Ainsi, c'est plus facile de s'adresser et de se faire conseiller par un pharmacien ou une pharmacienne. .Julie est installée au quartier des deux lions à Tours. 

"Les patients se rendent compte qu'il y a des médicaments de moins en moins remboursés et qu'il y a des choses qui sont accessibles plus facilement en venant directement à la pharmacie plutôt qu'en allant chez le médecin. Mais quand nous voyons que cela nous dépasse, nous les orientons directement chez le médecin." 

"Mais c'est vrai qu'il y a la facilité et la proximité. _Nous sommes tout le temps ouverts donc de plus en plus de gens par soucis de rapidité viennent chez nous_", ajoute la professionnelle.

Les médicaments moins remboursés 

La pharmacienne explique que "l'autorité de santé demande chaque année une réévaluation des médicaments. _Pour certains médicaments l'avantage pour le patient est moindre que les risques qu'il encourt. Donc dans ce cas là, ils déremboursent._" Ainsi, de moins en moins de médicaments sont remboursés. 

"Parfois les patients sortent de chez le médecin avec une ordonnance où ils ont à payer leurs médicaments. Maintenant on peut mettre des médicaments en libre service donc il y a beaucoup de gens qui se servent mais quand ils arrivent au comptoir on revoit un peu avec eux pourquoi ils veulent ces médicaments, et on adapte en fonction. Les gens se tournent beaucoup plus par les choses naturelles : homéopathie, huiles essentielles et plantes." 

Mais pratiquer l'automédication, ce n'est pas sans risque dit la pharmacienne : "Il y a des interactions en fonction de la pathologie pure qu'on peut avoir de base. Par exemple chez quelqu'un qui est hypertendu et qui a un rhume, certains médicaments pour le rhume sont vraiment déconseillés chez les hyper tendus et cela les patients ne sont pas forcément au courant. Après il y a des interactions entre les médicaments aussi qu'ils peuvent prendre pour le rhume ou tout autre pathologie du moment. _Donc c'est surtout un risque d'effets secondaires, qui est très gênant_."

L'AFIPA, elle, milite pour l'automédication pour les maladies bénignes, afin que les médecins aient plus de temps de traiter les maladies graves.

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