Santé – Sciences

Santé : face à l’ambroisie, une victoire à l’arraché ?

Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire samedi 1 juillet 2017 à 16:51

L'ambroisie, fléau estival des allergiques
L'ambroisie, fléau estival des allergiques © Maxppp - Maxppp

A quelques jours de l’apparition des fleurs d’ambroisie très allergènes, des arrachages avaient lieu ce samedi. Seul moyen pour se débarrasser d’une plante qui perturbe 10% des Français pendant l’été.

C’est un phénomène qui revient chaque année et qui gêne de plus en plus de monde. L’ambroisie ne va pas tarder à fleurir et à venir titiller les narines de celles et ceux qui vont croiser sa route. 10% des Français y sont allergiques et manque de chance, la Loire est l’un des départements où l’ambroisie fait le plus de dégâts. C’est pour cela que chaque premier samedi de l’été des animations sont organisées pour sensibiliser le grand public mais aussi les professionnels comme les agriculteurs. A Saint Martin la Plaine par exemple une matinée d’arrachage était organisée hier. Une action menée conjointement par la ville, l’Agence Régionale de santé et le Département.

Avec l’ambroisie il faut être radical : il faut arracher et non pas faucher, sinon le problème reviendra. Et c’est à chacun et notamment aux agriculteurs de prendre les choses en main. Jeanine Ruas est élu chargée de l’environnement à St Martin la Plaine : « Cet arrachage est symbolique. C’est pour montrer que chacun peut arracher sur son propre territoire. Les plus gros plans ont été trouvés dans un champ de maïs. C’est une perte pour lui. C’est autant de pieds de maïs en moins. En plus c’est une obligation. Un arrêté préfectoral oblige les agriculteurs à éradiquer la plante avant le fleurissement. »

Aujourd’hui peut-on encore gagner la bataille contre l’ambroisie ou bien la propagation de cette plante allergène est-elle trop rapide ? Réponse d’Emilie Moine qui travaille au CPIE du Pilat (centre Permanent d’Initiative pour l’Environnement) : « C’est compliqué ! Localement on peut. Il y a des endroits où il y a assez régulièrement des journées d’arrachage avec la population et où ils ont réussi à faire diminuer l’ambroisie. A une échelle plus importe ça va prendre du temps. Les citoyens ont leur part à prendre dans cette lutte mais ils ne sont pas les seuls. Il y a les problèmes en bord de route ou en milieu agricole également. »