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Santé mentale : une plateforme téléphonique pour toute la Savoie, pour l'écoute et une meilleure orientation

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Depuis la mi-mai, une plateforme d'accueil et d'écoute téléphonique est à l'oeuvre au Centre Hospitalier Spécialisé de Savoie, à Bassens, près de Chambéry. Prévenir plutôt que l'urgence. Et surtout bien orienter les personnes en souffrance psychique.

Une porte d'entrée vers toutes les structures  psychiatriques de Savoie
Une porte d'entrée vers toutes les structures psychiatriques de Savoie © Radio France - Christophe van Veen

Vous vous sentez mal dans votre tête ou bien un proche est en train de sombrer... Depuis le 17 mai, une plateforme téléphonique est à votre disposition du lundi au vendredi, portail d’entrée vers la quarantaine de structures de prise en charge psy à travers toute la Savoie. Elle est installée au sein du vaisseau amiral, le CHS de Savoie à Bassens (centre hospitalier spécialisé de Savoie). L’idée est bien la prévention, avant l’urgence. Trouver l'offre de soin la mieux adaptée à vos besoins. 

Une plateforme qui reçoit déjà des appels : elle répond à un besoin réel

  • ATEO 73 : Accueil Téléphonique et Orientation : 04 79 60 31 00 du lundi au vendredi : 9h30-12h et 13h30-17h00 

Dès le premier jour d'ouverture, la ligne a reçu les premiers appels. Laura, infirmière, au bout du fil, voix douce, connaissance parfaite d’un réseau psychiatrique complexe. "Cela nous a étonné que la ligne soit utilisée dès le premier jour alors qu'on en avait à peine parlé. Elle répond à un vrai besoin. Le plus souvent, ce sont des gens qui ne savent plus quoi faire, qui n'ont jamais poussé la porte d'un psychiatre ou d'un psychologue, qui n'ont parlé à personne de leurs problèmes. On est là pour préciser les choses avec elles et bien les orienter". Laura est l’une des quatre infirmières spécialisées qui se relaient. 

C’est capital pour le psychiatre Fabien Droux, l’un des responsables de la plateforme : "Si vous n'allez pas bien, ça ne coûte rien d'appeler. C'est souvent rebutant quand on ne sait pas si on relève ou non de la psychiatrie qui est par ailleurs stigmatisée. D'où l'intérêt d'avoir des interlocuteurs qualifiés. Les infirmières et infirmiers travaillent dans le milieu psychiatrique et connaissent tout le réseau. Si on n'est mal orienté, on est pas prêt à continuer une démarche de soin. On se dit : "A quoi bon ? Personne ne peut m'aider." C'est tout ce qu'on veut éviter". 

A l'écoute
A l'écoute © Radio France - Christophe Van Veen

Confidentialité garantie 

Pas de fichier après les appels, on peut rester anonyme. On n'est pas recensé comme un patient du CHS de Savoie. Autre point très important  : en cas d’urgence, il faut appeler le 15, le Samu. La plateforme téléphonique est là avant l’urgence. Il est primordial et décisif de bien orienter la personne en souffrance ou les proches, vers la quarantaine de structures en Savoie. Pascal Mahieux est cadre supérieur de santé : "Si vous habitez en Maurienne, on va vous orienter vers des CMP (centre médico-psychologique) de la vallée de la Maurienne. Idem pour le bassin chambérien, Aix-les-Bains ou la Tarentaise. Il s'agit d'une prise en charge au plus près de chez soi".  

N’ayez plus peur de la psychiatrie !

On parle désormais de santé mentale, plus de psychiatrie. Le spectre est plus large, plus concernant, moins sujet aux a priori négatifs.  Depuis la pandémie de la Covid-19, il y a encore moins de tabou à avoir. Fabien Droux rappelle que le baptême du feu avec plus de moyens a eu lieu lors du premier confinement avec une plateforme identique. Il est trop tôt selon lui pour dire si la crise sanitaire a fait exploser le nombre de cas. "Ce qui est sûr, c'est que tout le monde s'est rendu compte que, dans des circonstances où trous nos repères volent en éclats, on pouvait perdre pied, en fonction d'antécédents latents. La santé mentale est l'affaire de tous. s'il y a un enseignement à retirer, c'est bien de ne plus hésiter à demander de l'aide à des professionnels." L’idée forte - qui a germé bien avant la crise sanitaire - de cet accompagnement est bien la prévention. 

Le CHS de Savoie à Bassens
Le CHS de Savoie à Bassens © Radio France - Christophe Van Veen
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