Santé – Sciences

Santé : une mère de famille de Spicheren se bat contre le laboratoire pharmaceutique Bayer

Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord lundi 12 décembre 2016 à 9:13

Marielle Klein, habitante de Spicheren, a porté les implants contraceptifs de Bayer pendant 4 ans.
Marielle Klein, habitante de Spicheren, a porté les implants contraceptifs de Bayer pendant 4 ans. © Maxppp - LP/ Guillaume Georges

Mère de 5 enfants, Marielle Klein a décidé de se battre contre le laboratoire pharmaceutique Bayer. Pendant 4 ans, elle a porté les implants contraceptifs Essure. Conséquence, dit-elle, des problèmes ORL et d'articulations. Elle est l'invitée de France Bleu.

Marielle Klein habite Spicheren, dans l'Est de la Moselle. Mère de 5 enfants, elle a sonné la charge, vendredi 9 décembre, contre le laboratoire pharmaceutique Bayer. Avec une autre femme, elles ont porté plainte contre l'entreprise allemande qui produit les implants contraceptifs Essure.

Ces implants, la gynécologue de Marielle Klein les lui prescrit en 2011, alors qu'elle vient d'avoir son 5e enfant. "Pour moi, la maternité prenait fin, précise Marielle Klein. C'était l'alternative idéale. J'avais essayé le stérilet, je ne l'avais pas supporté. J'ai donc choisi d'opter pour cette méthode définitive."

Les médecins lui parlent de "dépression"

Sa gynécologue ne voit alors que des atouts à cette méthode : "c'est sans chirurgie, sans anesthésie, idéal pour une maman qui n'a pas le temps d'être hospitalisée, explique Marielle Klein. Sauf qu'un peu plus d'un an après, j'ai commencé à avoir des soucis ORL, des palpitations cardiaques, des inflammations intestinales, des troubles neurologiques et visuels. Cela s'est produit successivement et on n'y a pas mis de cause particulière. On me disait que je n'avais rien du tout. Puis le discours médical s'est très vite orienté vers une dépression."

C'est en janvier 2016 que Marielle se fait retirer les implants. Et ça va tout de suite mieux. "Tout de suite après l'opération, les douleurs articulaires et musculaires se sont stoppées net. Au fil des mois, ma santé s'est considérablement améliorée et j'ai compris que c'étaient bien les implants qui avaient un impact sur mon corps."

Plus de 300 mails en attente

Très vite, Marielle Klein se décide à se battre : "ma première pensée a été pour toutes les autres femmes, maman ou non. Je me suis demandé combien elles étaient à être dans mon état, dans cette incompréhension, dans cet inconnu. Combien sont-elles, ces femmes à qui on va dire que c'est dans leur tête alors qu'il y a réellement un souci. Ces femmes, il faut les aider, c'est à elles que j'ai pensé."

Depuis le 9 décembre, date de la médiatisation de son dossier, Marielle Klein croule sous les demandes de contacts et de renseignements. "J'ai plus de 300 mails en attente," précise la mère de famille. Elle conseille par ailleurs aux femmes concernées de ne pas se précipiter pour retirer les implants : certains praticiens ne connaissent pas la procédure.

L'invitée de France Bleu Lorraine : Marielle Klein, de Spicheren, victime présumée des implants contraceptifs Essure