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Santé - Sciences

Sarthe : il manque dix médecins urgentistes à l'hôpital du Bailleul

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Par , France Bleu Maine

Depuis le mardi 24 septembre, le service d'urgences du Pôle Santé Sarthe et Loir, au Bailleul, est fermée toutes les nuits, de 20h30 à 8h30. En cause, un manque de médecins urgentistes pour assurer la rotation.

Les urgences de l'hôpital du Bailleul sont ouvertes seulement la journée, de 8h à 20h30.
Les urgences de l'hôpital du Bailleul sont ouvertes seulement la journée, de 8h à 20h30. © Radio France - Clémentine Sabrié

Le Bailleul, France

"On a, en ce moment, 1,6 médecin urgentiste, alors qu'il nous en faudrait douze", assène Evelyne Ménager, la secrétaire générale de la CFDT à l'hôpital du Bailleul. Depuis mardi 24 septembre, les urgences sont fermées de 20h30 à 8h30. Cette fermeture nocturne va durer jusqu'au 14 octobre, date à laquelle des médecins remplaçants ou intérimaires viendront combler les trous. En fait, il reste trois médecins urgentistes au Pôle Santé Sarthe et Loir (PSSL) : deux à mi-temps et l'autre à 60%. Ce qui fait juste un peu plus d'un poste et demi à temps plein rempli.

Les patients sont inquiets

Christelle, la quarantaine, sort de l'hôpital. Elle vient d'emmener son père aux urgences, en plein après-midi. Elle habite Sablé-sur-Sarthe, à un quart d'heure de route du PSSL. La Sabolienne espère vivement qu'elle n'aura pas besoin de trouver un autre service d'urgences en pleine nuit pour son père. "C'est inquiétant, parce que des personnes âgées ne peuvent pas prévoir un malaise ou un truc comme ça", sourcille-t-elle.

On va où ? Au Mans ? Ou à Angers ?

Il faut compter plus de temps pour s'y rendre, mais c'est plus sûr. Même si aux urgences du Bailleul, une infirmière et une aide-soignante accueillent des patients la nuit, elles ne peuvent pas les soigner. Elles appelleront avec eux le 15 pour les réorienter vers le CHU d'Angers ou le centre hospitalier du Mans.

Des médecins urgentistes intérimaires qui coûtent cher

La directrice du PSSL, Catherine Robic, reconnait que son établissement souffre d'une carence en médecins urgentistes. "Depuis plusieurs mois, notre établissement rencontre de grave difficultés à ce niveau-là", explique-t-elle. Et mardi soir, cette pénurie a atteint son paroxysme. La direction a attendu jusqu'au dernier moment pour fermer provisoirement les urgences de nuit, appelant tour à tour des agences d'intérim médical ou des anciens remplaçants déjà passé au Bailleul.

L'établissement, en accord avec l'agence régionale de santé (ARS), a décidé de concentrer les forces médicales en journée, puisque c'est là que nous accueillons plus de 90% des patients.

Les médecins urgentistes intérimaires savent qu'ils sont très demandés, donc leur prix augmente vite. "Ça coûte très cher pour certains. Nous avons des propositions qui ne sont pas acceptables", précise la directrice de l'hôpital du Bailleul, en déficit depuis plusieurs années, notamment à cause de ce problème. Pour un médecin titulaire, une garde rapporte 200 euros. Pour un médecin intérimaire, le tarif de base est à 1.200 euros, mais cette somme peut vite être dépassée.

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