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Santé – Sciences

Sarthe : les nuits mouvementées des ambulanciers pendant la fermeture des urgences de l'hôpital du Bailleul

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Par , France Bleu Maine

Avec les urgences fermées la nuit et le fonctionnement du SMUR suspendu à l'hôpital du Bailleul, les gardes des ambulanciers à proximité n'ont pas été de tout repos, ces trois dernières semaines. Ils espèrent un changement avec la réouverture des urgences nocturnes à partir de lundi 14 octobre.

Chaque compagnie d'ambulances privée effectue des gardes de nuit départementales pour le SAMU (image d'illustration).
Chaque compagnie d'ambulances privée effectue des gardes de nuit départementales pour le SAMU (image d'illustration). © Maxppp - Jeff Frey

Sarthe, France

La fermeture de urgences de nuit, du mardi 24 septembre au lundi 14 octobre, et du SMUR, jusqu'à nouvel ordre, de l'hôpital du Bailleul a changé le travail des ambulanciers de garde dans le sud de la Sarthe. Le Pôle Santé Sarthe et Loir a trouvé des remplaçants pour rouvrir les urgences la nuit dès ce lundi soir, mais pas suffisamment pour relancer le SMUR. Les appels au 15 sont donc dispatchés seulement entre les pompiers et les ambulances privées. Ces compagnies doivent effectuer des gardes départementales de 12h, la nuit. Leur nombre est calculé en fonction du nombre d'ambulances dont dispose l'entreprise. 

Des courses en urgence plus longues pour la même indemnisation

Les ambulances sarthoises, basées à Sablé-sur-Sarthe, font plusieurs gardes par semaine. Ces trois dernières semaines, les ambulanciers saboliens ont dû rapatrier les patients vers le Centre hospitalier du Mans, donc leurs courses étaient plus longues. "A partir du moment où ils partaient pour une intervention, ils partaient au moins pour deux heures, voire trois heures", explique le gérant des ambulances sarthoises, Richard Paulouin. Lorsqu'ils transportent les patients jusqu'à l'accueil des urgences du  Bailleul, les courses durent environ une heure. Aller jusqu'au Mans, ça a même rebuté une personne qui devait être emmenée par un employé de Denis Terrien. 

On a même eu un refus de transport dans la nuit, parce que la personne de Sablé-sur-Sarthe ne voulait pas aller au Mans.

Dans la nuit du vendredi 4 a samedi 5 octobre, les ambulanciers de Denis Terrien ont fait deux trajets : "Des prises en charge à Loué et Brûlon, direction le Mans. Tous les retours du Mans à Sablé-sur-Sarthe ne sont pas pris en charge, donc _on a fait 250 kilomètres dans la nuit pour en facturer une soixantaine_." Pour les gardes départementales, la Sécurité sociale verse une indemnité de 365 euros aux sociétés de transport sanitaire privées. Ensuite, chaque kilomètre parcouru par l'ambulance est facturé à moins 60% par rapport au tarif habituel de la Sécurité sociale. "ça comprend le paiement de deux employés et du véhicule mis à disposition du SAMU 72", détaille Denis Terrien. Il voudrait que la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) revoit ses tarifs si les distances s'allongent à cause de la fermeture d'établissements hospitaliers de proximité. "On ne va pas pouvoir faire des kilomètres à vide sur toute la Sarthe, parce que les urgences du Bailleul sont fermées", assène-t-il. "A ce moment-là , il va falloir revoir toute la cartographie des pôles de garde." 

Les ambulanciers espèrent que l'hôpital va tenir bon

Malgré la fermeture du SMUR, les ambulanciers de garde n'ont pas eu plus d'appels du SAMU que d'habitude. Richard Paulouin note que la crise a bien été gérée au niveau du département. De son côté, Nadine Madiot, gérante des ambulances parcéennes, a remarqué que ses employés ont eu moins de prises en charge à la sortie des urgences. Habituellement, ils en font deux ou trois par nuit. Là, ils n'ont récupérés que trois patients à la sortie des urgences, en trois semaines. Tous "vers 21h", selon elle, juste après la fermeture du service d'accueil des urgences, à 20h30.

Nadine Madiot, comme les autres patrons d'entreprise de transport sanitaire, espère vivement que les urgences du Bailleul restent ouvertes et que le SMUR soit relancé. Elle ne s'inquiète pas outre-mesure pour ses trajets hors garde SAMU. S'il faut transporter ses patients plus loin, elle le fera. "Je me dis que si on doit aller plus loin, c'est des frais en plus pour la sécurité sociale."

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