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Santé – Sciences

Sarthe : un député envoie un tweet à Barack Obama pour mettre en lumière les troubles "dys"

vendredi 12 avril 2019 à 15:16 Par Morgane Heuclin-Reffait, France Bleu Maine

"Dear Mr President" : c'est avec un tweet en anglais à l'attention de Barack Obama que le député sarthois Jean-Carles Grelier espère faire le buzz. L'objectif : faire parler des troubles "dys" (dyslexie, dyscalculie) qui touchent selon lui huit millions de Français et restent mal pris en charge.

Le député Sarthois Jean-Carles Grelier s'adresse directement à Barack Obama sur Twitter pour évoquer les troubles "dys"
Le député Sarthois Jean-Carles Grelier s'adresse directement à Barack Obama sur Twitter pour évoquer les troubles "dys" © Maxppp - Thomas Padilla/Clemens Bilan (montage)

Sarthe, France

Il en appelle directement à Barack Obama : pour mettre en lumière les troubles "dys" (liés au langage, à la lecture ou encore au développement moteur) : le député Sarthois Jean-Carles Grelier n'a pas hésité à envoyer directement un tweet à l'ancien président des Etats-Unis. "Comme je sais que Barack Obama est souvent très sensible à la cause des enfants et que je n'avais pas ses coordonnées personnelles, explique le député LR, j'ai donc envoyé un tweet en espérant attirer son attention"

"Cher Président Barack Obama, écrit Jean-Carles Grelier sur Twitter, j'organise prochainement un congrès sur les troubles du neuro-développement (huit millions de personnes touchées en France, surtout des enfants). _Nous serions plus qu'honorés si vous pouviez enregistrer un message vidéo à diffuser pour donner de l'espoir à ces enfants_"

L'ex-président américain est en effet connu pour s'être à plusieurs reprises adressé directement sur les réseaux sociaux et avec humour à la jeunesse notamment, sur des questions de santé ou pour les inciter à s'engager.

Jusqu'à huit millions de français touchés par les troubles "dys"

Jean-Carles Grelier, membre de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale, espère ainsi faire parler davantage des troubles "dys" qui toucheraient jusqu'à huit millions de personnes en France. Contrairement à des handicaps physiques ou mentaux, les troubles "dys" sont souvent invisibles : la dyslexie (altération de la lecture) ou la dysphasie (difficulté à décoder le langage et à s'exprimer) sont bien souvent mal détectés chez les enfants, parfois confondues avec des formes d'autisme. 

"Aujourd'hui _le diagnostic de ces troubles est excessivement long_, s'insurge Jean-Carles Grelier. Les gens sont condamnés la plupart du temps à vivre avec toute leur vie, sans possibilité de rééducation. S'ils étaient traités correctement, ils pourraient pour une bonne partie contourner les difficultés".

"Un gamin dyslexique va traîner des difficultés jusqu'à la fin de sa vie car il met quatre fois plus de temps à lire ! Il sera incapable de passer les épreuves du bac dans le temps imparti et va souvent le cacher à son employeur."

Le député LR avait en vain défendu un amendement à l'automne dernier dans le vote sur le financement de la Sécurité Sociale pour demander que les troubles dys soient pris en charge de la même façon que l'autisme. En lien avec la Fédération Française des Dys, Jean-Carles Grelier organise un colloque à l'Assemblée Nationale le 27 mai pour évoquer ces troubles, en présence de la secrétaire d'État au handicap, Sophie Cluzel. _"_Tout le monde est conscient de l'importance du problème, estime-t-il, mais personne n'y consacre ni moyens ni attention particulière. Peut-être que si Barack Obama répond à mon message, ça donnera une tribune supplémentaire pour parler de ces troubles".