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Dossier : Coronavirus Covid-19

"On se lève, on pense vaccins" : un habitant de Haute-Loire participe au collectif citoyen sur la vaccination

Parmi les 35 membres du collectif citoyen sur la vaccination, on trouve un habitant de Haute-Loire, Alain. Depuis deux mois et demi, ce comptable enchaîne les auditions avec les scientifiques et les observations de terrain. Une mission qui durera tout le temps de la campagne de vaccination.

Flacons de vaccin Pfizer.
Flacons de vaccin Pfizer. © Maxppp - Le Pictorium/Maxppp

Le collectif citoyen sur la vaccination s'apprête à faire un bilan d'étape, ce lundi 29 mars, à l'occasion de la fin de mandature du Conseil économique social et environnemental (Cese). Parmi les trente-cinq membres se trouve un habitant du Mazet-Saint-Voy, en Haute-Loire. Alain est comptable dans la vie mais trois fois par mois, il se penche sur la campagne de vaccination contre le Covid menée en France.

Porter la voix des territoires ruraux

Quand il a appris la nouvelle de son tirage au sort, début janvier, Alain n'y a pas cru immédiatement. Puis il a eu des doutes : "Sur le coup, je me suis dit que je n'étais pas un scientifique. Je ne me suis pas senti légitime. Justement, ce sont des avis comme ça que le gouvernement recherche, ils ont assez d'avis de scientifiques, mais pas de ressenti de la population."

Il lui a fallu se mettre au travail rapidement, et Alain y a trouvé de quoi l'intéresser. L'habitant du Mazet s'est tourné vers le maire de sa commune pour savoir comment s'organisait la campagne pour les plus de 75 ans, pour laquelle la Haute-Loire se distingue d'ailleurs. "Ensuite je suis allé voir le médecin de mon village, qui est aussi celui de l'EHPAD du village d'à côté. J'ai vu l'infirmière coordinatrice de cet EHPAD aussi. On se prend très vite au jeu."

Des observations de terrains qu'il échange avec les trente-quatre autres membres du collectif, et dont il discute en audition avec des scientifiques, comme les professeurs Axel Kahn et Jean-François Delfraissy. Le souci permanent du collectif, c'est de n'oublier personne dans cette vaccination : "Dans nos secteurs ruraux, il faut pouvoir accéder à toutes les personnes, éloignées géographiquement. Mais dans les grandes villes aussi, ils ont aussi des soucis à atteindre certaines catégories", remarque Alain.

Le sentiment d'une mission utile

Dès l'annonce de sa mise en place, le collectif citoyen n'a pas été épargné par les critiques. Son rôle est en effet purement consultatif. Mais Alain est persuadé qu'il est utile : "Dès l'entrée, on savait qu'on était là pour émettre des avis. Ensuite le professeur Fischer [Président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale] et le gouvernement peuvent picorer pour prendre des décisions."

Sur un plan personnel, il ne regrette absolument pas cet engagement qui lui prend du temps : "On se lève, on pense vaccins, sourit-il. Mais j'ai choisi de le faire par curiosité, pour voir ce que ça allait donner. Il n'y aucun regret." Déjà en faveur de la vaccination avant de faire partie du collectif, Alain se sent capable de prendre du recul "par rapport à toutes les informations qui circulent sur les vaccins, dans les médias ou ailleurs." Il y a aussi une pointe de fierté : "Je suis content qu'on ait choisi quelqu'un de notre petit coin de Haute-Loire."

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