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Seine-Saint-Denis : "Un tsunami de nouveaux patients" aux urgences psychiatriques

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

Alors que le nombre de malades du Covid-19 hospitalisés diminuent, des médecins alertent sur l'afflux de nouveaux patients aux urgences psychiatriques dans différents hôpitaux de la Seine-Saint-Denis.

Le docteur Fayçal Mouaffak, chef de pôle à l'EPS Ville-Evrard de Neuilly-sur-Marne
Le docteur Fayçal Mouaffak, chef de pôle à l'EPS Ville-Evrard de Neuilly-sur-Marne © Radio France - Hajera Mohammad

Si les services de réanimation se vident progressivement dans les hôpitaux d’Île-de-France, avec moins de cas de Covid-19, il y en a un autre qui ne cesse de se remplir depuis le déconfinement, selon certains médecins : celui des urgences psychiatriques, notamment en Seine-Saint-Denis.

Nouveaux patients, nouveaux profils

"Ce n'est pas une vague de nouveaux patients mais un tsunami", alerte le docteur Fayçal Mouaffak, chef de pôle à l'EPS Ville Evrard de Neuilly-sur-Marne. Il intervient aussi aux urgences de l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis et c'est le même constat. "En temps normal, on a 7 à 8 patients par jour, mais en ce moment, c'est entre 14 et 23 consultations par jour". Ce qui l'inquiète aussi ce sont les profils. "On a des nouveaux patients, assez jeunes, qui n'étaient jamais venus" et "il y a une proportion inhabituelle de patients qui présentent des épisodes psychotiques aigus : des délires, des hallucinations, jusqu'à la psychose".

Certains ont très mal vécu la période de confinement, très anxiogène, et le déconfinement n'a pas été simple à gérer non plus avec de nouvelles règles qui ont perturbé certaines personnes. Il y a eu des phénomènes de "décompensation". Puis, il y a celles et ceux qui ont arrêté leur traitement ou qui ne sont pas présentés à leur rendez-vous ces derniers mois. Dans quel état vont-ils revenir, s'ils reviennent ?

Des sorties prématurées pour libérer des lits

Pour faire face à l'afflux de nouveaux patients, les équipes sont obligées de libérer des lits et de renvoyer chez eux des malades. "Dans la plupart des cas se sont des sorties prématurées. On leur prescrit un suivi ensuite dans les centre-médico psychologiques de ville, mais en fait, c'est la moins bonne des solutions", déplore le docteur Mouaffak.

"Des épisodes psychotiques aigus chez certains patients" - Docteur Fayçal Mouaffak

Manque de suivi

Brigitte Bettel, chargée de mission à l'Unafam 95 (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) n'a quasiment reçu aucun appel de familles pendant les mois de confinement. "C'est très étrange, on arrive pas à interpréter ce silence". En revanche, elle confirme, le manque de lits dans les hôpitaux et le risque que cela représente : "il y a des gens sortent d'hospitalisation et qui devraient avoir très vite des rendez-vous de suivi en CMP mais ils ont un rendez-vous uniquement, trois mois après". Or, comme pour n'importe quel patient, le manque de suivi peut favoriser les rechutes.

Seine-Saint-Denis : un afflux de patients aux urgences psychiatriques depuis le déconfinement

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