Santé – Sciences

Pays basque - Tuberculose : 1.800 personnes vont être dépistées dans un lycée d'Anglet à la rentrée

Par Muriel Vitel et Romain Dézèque, France Bleu Pays Basque et France Bleu mercredi 19 octobre 2016 à 19:33 Mis à jour le vendredi 21 octobre 2016 à 20:47

La bactérie affecte les poumons et peut mettre plusieurs semaines à se déclarer
La bactérie affecte les poumons et peut mettre plusieurs semaines à se déclarer © Maxppp - PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

1.800 élèves, enseignants, surveillants et personnels du lycée Cantau d'Anglet (64) vont subir un dépistage de la tuberculose, après la découverte de six cas en quelques mois dans l'établissement. Le dispositif de dépistage s'organise. Il aura lieu après les vacances de la Toussaint.

Des cas de tuberculose ont été détectés dans le lycée Cantau d'Anglet depuis plusieurs mois selon les autorités sanitaires. Dans un communiqué de l'Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine, quatre cas de tuberculose pulmonaire ont d'abord été diagnostiqués puis confirmés entre les mois de mai et octobre. Le Clat (Centre de lutte anti-tuberculeuse) a ensuite mis en place un dépistage, c'était le 7 octobre dernier concernant trois classes et leurs encadrants (professeurs, surveillants et personnel de l'établissement). Ce premier test a permis de déceler deux nouveaux cas ainsi qu'un autre suspecté. "Ces élèves bénéficient d'une prise en charge", selon l'ARS. La maladie infectieuse aurait été propagée par un lycéen revenu de l'étranger au printemps dernier.

1800 personnes vont êtres dépistées.

Pas moins de 1500 élèves et 300 personnels du lycée, enseignants, surveillants et intervenants extérieurs vont être dépistés. Dispositif qui va se traduire dans un premier temps par l'envoi d'un courrier aux 1800 personnes concernées. Un courrier qui sera cosigné par l'ARS et l Education nationale. Le dépistage va se faire dans l'enceinte de l'établissement. Des médecins et des infirmières vont procéder à des consultations médicales. Des radios pulmonaires vont être pratiquées sur chacune des personnes concernées et un test tuberculinique sera effectué.

Le grand dépistage est prévu à la rentrée des vacances de la Toussaint. La date exacte n'a pas encore été arrêtée a précisé l'ARS.

Pour autant, il n'y a pas lieu de paniquer selon le docteur Jean Bernard, pneumologue à Bayonne : "c'est une maladie qui se soigne sans problème, seulement les traitements sont longs. Ils durent 6 mois en moyenne." Une bactérie qui se transmet par la toux, les postillons et qui est difficile à diagnostiquer : "ça prend l'allure d'une infection qui traîne, avec de la toux, de la fièvre, des sueurs la nuit... des petites choses comme ça qui n'ont rien de spécifique" explique le docteur Bernard. L'autre souci c'est que la période d'incubation peut durer "plusieurs mois à plusieurs années". Quid de la vaccination ? "Elle ne donne pas une protection absolue, à 100%" précise le pneumologue. Elle a le mérite d'avoir fait totalement disparaître d'anciennes formes de tuberculose, plus sévères. Mais attention, elle diminue tout de même le risque d'être touché par la bactérie, il ne faut pas dire que la vaccination ne sert à rien."

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