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Santé – Sciences

Ses urgences sont à saturation, l'hôpital de Brive se déclare "en tension"

lundi 5 mars 2018 à 5:30 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

Les urgences de l'hôpital de Brive saturent. Le nombre de patients accueillis a fortement augmenté ces dernières années. Une situation qui devient même ingérable certaines journées plus surchargées. L'hôpital s'est déclaré "en tension".

 Les urgences de Brive accueillent des patients venant de très loin, de la Corrèze mais aussi du Lot et de la Dordogne
Les urgences de Brive accueillent des patients venant de très loin, de la Corrèze mais aussi du Lot et de la Dordogne © Radio France - Philippe Graziani

Brive-la-Gaillarde, Corrèze

Depuis ces derniers mois et plus encore ces dernières semaines le nombre de patients a beaucoup augmenté aux urgences de l'hôpital de Brive : + 10 % en moyenne sur un an mais avec des pics extrêmes, comme par exemple jeudi dernier où les urgences ont traité 135 patients dans la journée soit un tiers de plus par rapport à la normale. Il y a eu jusqu'à 70 personnes en salle d'attente.

J'ai attendu 5 heures avec mon papy de 88 ans" Valérie

Résultat : le temps d'attente s'allonge énormément. Il est de 2h30 en moyenne à Brive. Mais Valérie assure que ce jeudi elle a attendu 5 heures alors qu'elle amenait son grand-père de 88 ans. "Il y avait des brancards partout, raconte Karine Chassagnac, de la CGT qui dénonce cette situation depuis des mois. Les gens ne pouvaient pas passer, les pompiers ne pouvaient pas passer. Les personnels se faisaient agresser par les patients, par les familles". Une situation que reconnaît la direction. "Nous constatons un affaiblissement de la médecine libérale. Et forcément quand les gens n'ont plus de médecin traitant ils s'orientent vers les urgences" explique Michel Da Cunha, directeur adjoint de l'hôpital de Brive. 

Deux postes supplémentaires

Cette situation a conduit la direction de l'hôpital à déclarer ses urgences "en tension". La procédure permet d'optimiser les moyens, lits et personnels, pour faire face aux besoins. Une réunion doit prochainement avoir lieu à l'hôpital pour réfléchir à des remèdes durables à cette situation. Un audit a aussi été réalisé par l'Agence Régionale de Santé. D'ores et déjà la direction a décidé d'affecter deux postes supplémentaires aux urgences, une infirmière et un brancardier.