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Santé – Sciences

Bordeaux poursuit son engagement "Villes sans Sida"

vendredi 30 novembre 2018 à 19:16 Par Pascal Pierozzi, France Bleu Gironde

Ce samedi, c'est la 31e journée mondiale de lutte contre le Sida. L'occasion de rappeler que la ville de Bordeaux a été la 2e grande métropole française, après Paris, à rejoindre le mouvement international des "Villes sans Sida".

Les tentes du Collectif Sida 33 mobilisées toute la semaine pour des dépistages gratuits
Les tentes du Collectif Sida 33 mobilisées toute la semaine pour des dépistages gratuits © Radio France - Pascal Pierozzi

Bordeaux, Gironde, Nouvelle Aquitaine

Ce mouvement international des "Villes sans Sida" a été initié à Paris le 1er décembre 2014 sous l'égide des agences spécialisées des Nations Unies ONUSIDA et ONU-Habitat. A ce jour, plus de 80 villes dans le monde ont signé cette charte qui vise à lutter contre la persistance de l'épidémie dans les concentrations urbaines. Pour 2020, ces métropoles dont Bordeaux ont fixé des objectifs :  

  • 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique.  
  • 90% des personnes qui connaissent leur séropositivité recoivent des traitements antirétroviraux.  
  • 90% des personnes sous traitements antirétroviraux ont une charge virale indétectable.   

Chaque année, près de deux millions de malades meurent du Sida dans le monde. Plus de 33 millions de personnes sont atteintes par la maladie, dont 100 000 Français qui l'ignorent pour près de la moitié d'entre eux.  

En 2014, on évaluait à 400 les nouvelles contaminations par le VIH en Nouvelle Aquitaine. Le nombre de personnes ne le sachant pas était estimé à 1400,  dont deux tiers pour l'ex-Aquitaine. Quatre ans plus tard, 750 nouveaux cas sont estimés pour la Nouvelle Aquitaine. 

Le professeur Philippe Morlat, responsable du service des prises en charge du VIH à l'hôpital Saint-André de Bordeaux, coordinateur du groupe national d'experts sur les recommandations pour la prise en charge du VIH, affirme qu'il est primordial que les métropoles comme Bordeaux s'engagent : "On a réfléchi qu'à partir du moment où il n'y avait pas de vaccins, la possibilité d'avoir de façon combinée prévention, dépistage, accès aux soins, suivi, ne pouvait vraiment bien se faire, en première approche, que dans les grandes métropoles. Elles sont les moteurs avec tous les panels de prise en charge. San Francisco voit chaque année la diminution de cas de VIH dans sa communauté". 

Augmenter l'accessibilité des TROD 

Des efforts importants restent à faire pour susciter la demande de dépistage avec notamment les TROD, les Tests Rapides d'Orientation Diagnostic, en visant les populations les plus à risque.  Le professeur Philippe Morlat cible la recrudescence des infections dans la communauté homosexuelle masculine, les personnes qui utilisent des drogues par intraveineuses, et les populations où le virus fait des ravages dans leurs pays respectifs. 

Toute la semaine, les associations comme le Collectif Sida 33, les services du Conseil Départemental, le Centre  gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic (CEGIDD), se sont mobilisées en Gironde pour des actions de prévention, et de dépistage. Il était possible grace aux TRODS de connaitre son statut séropositif et séronégatif, en un peu plus d'une minute, grace à une prise de sang. 

La "salle de shoot" prévue à Bordeaux au point mort 

Les efforts de la ville de Bordeaux sont salués par les associations qui regrettent toutefois  que  le projet de la salle de consommation à moindre risque, appelée plus communément 'salle de shoot', prévu de longue date, soit au point mort. Alain Juppé l'a confirmé  : "l'expérience parisienne me fait réfléchir, et nous allons continuer à mener une réflexion. Il n'était pas question de l'installer en face du lycée Montaigne." 

Deux ans après l'ouverture de la salle de shoot, située dans le 10e arrondissement de Paris, les commerçants du quartier ont dénoncé «un préjudice économique» en raison de l'insécurité,