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Santé - Sciences

Sida : une journée de prévention et de dépistage pour les jeunes de Saint-Chamond

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Pendant la quinzaine du dépistage et de la prévention du VIH organisée par l'association stéphanoise Actis, plusieurs actions de sensibilisation sont menées dans le département. À Saint-Chamond, ce sont les jeunes suivis par la mission locales qui ont participé.

Une minute et une goutte de sang suffisent pour savoir si on est infecté.
Une minute et une goutte de sang suffisent pour savoir si on est infecté. © Maxppp - Aurelien Morissard

Saint-Chamond, France

Dans la grande salle de réunion de la Mission Locale Gier Pilat à Saint-Chamond, une dizaine de jeunes âgés entre 18 et 24 ans écoutent attentivement Anissa, de l'association Actis. Elle leur explique les origines de la maladie, les conséquences du VIH et ce que l'on peut faire pour éviter de l'attraper. Avec des yeux ronds, une jeune fille s'étonne : "Mais on ne guérit jamais?  Ça veut dire que si je suis malade et que je ne prend pas mes cachets, je peux mourir du VIH? "

L'importance de se faire dépister

Même s'ils pouffent de rire en se faisant passer un préservatif féminin du bout des doigts, certains de ces jeunes prennent conscience de la gravité de la maladie. C'est pour cela qu'Anissa insiste : "Si vous ne connaissez pas votre statut, vous risquez en plus de contaminer d'autres personnes." Un par un, ils se portent alors volontaire pour se faire dépister. Dans une petite salle à côté, un médecin et une infirmière sont là pour réaliser des TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique)

À la fin de l'après-midi, les jeunes ressortent de cet atelier de prévention un peu plus au courant : "Avant je ne savais pas que c'était transmissible par le sang et par voie anale", avoue l'une d'entre eux. 

Sa copine elle aussi comprend mieux la maladie : "J'ai appris la différence entre VIH et Sida. En fait c'est différent stades de la maladie. On peut vivre avec le VIH mais si on ne prend pas les traitements parce qu'on se fait dépister trop tard, là on risque d'avoir le Sida.

À côté d'elles, un garçon préfère être prudent: "La prochaine fois je mettrai deux préservatifs !"

Une question de génération

Autour de la table David Sanchez, conseiller en insertion sociale regarde d'un œil amusé le groupe de jeunes qu'il suit depuis un mois. Des journées comme celle-ci, c'est loin d'être superflu : "Il y a encore beaucoup d'idées reçues et de clichés. Une jeune fille m'a déjà dit qu'elle pensait être protégée parce qu'elle prenait la pilule."

Pour lui il y a aussi une différence de génération. Il a la cinquantaine, il a grandi dans les années 1980 et se souvient : "On ne savait pas encore exactement ce que c'était. On en parlait à l'école, notamment au moment de la mort de Freddie Mercury. Il y avait beaucoup de stigmatisation, c'était vraiment difficile pour les homosexuels à l'époque."

700 personnes infectées dans la Loire

Aujourd'hui avec les progrès de la médecine et de la recherche, les traitements on beaucoup évolué. Ils permettent de vivre plus longtemps, et de mener une vie presque normale comme l'explique Dr. Guglielminotti, infectiologue au CH Nord et coordinatrice des centres de dépistages dans la Loire :

Dr. Claire Guglielminotti

Mais la prévention et les dépistages doivent continuer car aujourd'hui 700 malades sont encore suivis entre l'Hôpital Nord de Saint-Étienne et le celui de Roanne. Et en France, plus de 23 000 personnes sont infectées sans le savoir

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