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Sidaction : "Il faut prendre l'habitude de se dépister"

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Par , France Bleu Cotentin, France Bleu

Malade du Sida depuis 1990, Valérie Crocq s'est battue pour surmonter la maladie et est devenue une militante au service de la sensibilisation et de l'accompagnement des malades. Pour cette Cherbourgeoise, il faut sans cesse rappeler les bons gestes à adopter face au sida.

Valérie Crocq, atteinte du Sida, veut développer l'accompagnement des malades au sein de l'association VIH'gilance à Cherbourg.
Valérie Crocq, atteinte du Sida, veut développer l'accompagnement des malades au sein de l'association VIH'gilance à Cherbourg. © Radio France - Benoît Martin

Valérie Crocq aurait pu rester une malade de l'ombre. Elle a décidé de témoigner. Atteinte du sida depuis 31 ans, elle a décidé de s'engager dans le mouvement associatif pour aider les autres malades et surtout, délivrer un message de prévention.

Vaincre la peur d'être confronté à sa maladie

"Le problème, c'est qu'avec l'arrivée des traitements contre le VIH, une partie de la population s'est dit que le sida n'était qu'une maladie chronique. C'est vrai que l'on peut vivre longtemps, avoir une vie sociale et familiale normale, mais il ne faut pas oublier que c'est au prix d'un traitement lourd et à vie, qui n'est pas sans conséquence sur la santé." Pour Valérie, aujourd'hui le sida n'inspire plus la peur de mourir mais la peur de perdre une vie sociale si on fait mention de sa maladie. Un sentiment qui amène de nombreuses personnes à renoncer à se faire dépister : la politique de l'autruche. "Le problème, c'est qu'on estime qu'il y a 25.000 porteurs du virus qui l'ignorent en France. Et chaque année, quelque 6.500 nouvelles personnes sont contaminées. C'est la preuve que le virus circule toujours. Alors dès qu'on adopte un comportement à risque, il faudrait se dépister."

Le rôle des malades dans la transmission des informations

Parmi les obstacles qui existent encore aujourd'hui, le manque d'information, notamment auprès des plus jeunes, qui ne savent pas à qui s'adresser en cas de doute ou de questionnement. "On n'a pas su correctement communiquer ces dernières années", estime Valérie Crocq pour qui les malades ont un rôle essentiel dans la transmission des informations. "Lorsque j'intervenais dans des classes en tant que malade, je sentais bien que mon message passait mieux que si j'avais été une simple intervenante en santé. C'est l'occasion de rappeler les fondamentaux pour se protéger, et de tordre le cou à certaines idées reçues qui ont la vie dure sur la maladie et les malades."

Valérie Crocq aimerait agir plus qu'elle ne le fait. Membre de l'association VIH'gilance, elle cherche depuis plusieurs années à ouvrir une antenne à Cherbourg avec un local, mais pour l'heure, elle n'a pas trouvé de lieu. "Cela nous permettrait de développer l'accompagnement des malades et la sensibilisation auprès des publics à risques."

Vous retrouvez l'actualité de l'association VIH'gilance sur sa page facebook.

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