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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : l'inquiétude monte dans les Ehpad normands, l'armée et des soignants en renfort

136 résidents d’Ephad normands sont décédés du Covid-19 depuis le début de l’épidémie. L’Agence régionale de santé renforce son dispositif et fait notamment appelle à l’armée pour lutter contre la propagation du virus.

Les Ehpad français n'échappent pas au coronavirus. [Illustration]
Les Ehpad français n'échappent pas au coronavirus. [Illustration] © Maxppp - IP3 PRESS

"La situation dans les ehpad nous inquiète." La propagation du coronavirus dans les résidences pour personnes âgées était au cœur de la conférence de presse de l’Agence régionale de santé (ARS), menée par sa directrice, Christine Gardel, jeudi 16 avril 2020. Et il y a de quoi s’inquiéter. Un tiers des Ehpad normands ont déclaré au moins un cas de coronavirus et 136 résidents ont succombé au virus

L’ARS, en concertation avec tous les acteurs du secteur, actualise donc au fur et à mesures son dispositif.

Passer à 3 000 dépistages par jour

Le premier point à adopter consiste à suivre la stratégie du gouvernement concernant les dépistages, c’est-à-dire fortement les augmenter. L’objectif est de pouvoir réaliser 3 000 tests par jour dès la semaine prochaine, contre 500 à 600 en moyenne actuellement.

Pour cela, l’ARS va fournir les Ehpad en matériel et en renforts. Des équipes mobiles composées de personnels hospitaliers et de médecins et infirmiers scolaires sont ainsi mobilisées sur tout le territoire pour soutenir les Ehpad.

Les Ehpad approvisionnés en matériel par l’armée

Pour ce qui est des équipements, l’ARS va "mettre à disposition de chacun des Ehpad un kit de prélèvement avec des surblouses, des lunettes, des masques ou encore des surchaussures. La logistique de l'armée va aider d'ici dimanche à approvisionner chacun des établissements."

Un dispositif mis en place dans le cadre de l’opération Résilience lancée le 25 mars par l’Armée française.

Qui tester ?

Dans les Ehpad où il n’y a aucun cas de coronavirus, l’objectif est de faire en sorte que le virus n’entre pas. Seul le personnel sera testé et seulement si des symptômes apparaissent. Si le test est positif, le soignant ne pourra plus rentrer pendant au moins huit jours et l’ensemble de ses collègues sera testé.

Dans les Ehpad où le virus est déjà présent, l'enjeu est d’identifier les résidents malades pour les isoler dans des unités spécifiques au sein de l'établissement. L’idée est de leur permettre de rester au maximum dans l’ehpad afin de limiter les changements d’environnement, souvent nocifs pour les personnes âgées. Chaque établissement peut demander du renfort - d’autant plus si une partie de son personnel est en quarantaine - et l’ARS prévoit d’augmenter les services d'hospitalisation et de soins infirmiers à domicile dans les ehpad.

Les laboratoires publics, privés ou spécialisés dans la santé animale et environnementale mobilisés

L’ARS devait aussi s’assurer que la région était en mesure d’analyser ces prélèvements. Elle a ainsi décidé de mobiliser davantage de laboratoires normands. "On a demandé à ceux qui effectuent déjà des analyses (les deux CHU, l’hôpital du Havre, le centre Becquerel à Rouen) d’augmenter leurs capacités. On a aussi demandé aux laboratoires privés d'en faire. Et enfin, on a demandé aux laboratoires départementaux de faire la phase analytique [ils ne feront pas les prélèvements ni l'interprétation qui relève d'un médecin biologiste NDLR]. Il s’agit de Labéo dans l'Eure, dans la Manche, le Calvados et l’Orne et du laboratoire agrovétérinaire de la Seine-Maritime."

L’ARS va aussi fournir à ces laboratoires des kits de prélèvement et notamment des écouvillons. Elle en a commandé 100 000 à l’entreprise Lemoine basée dans l’Orne.

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